Sud-Kivu : Les autorités appelées à garantir aux journalistes la liberté d’informer et l’accès aux sources d’information

Dans le cadre du programme Média sector Développement Activity (MSDA), l’Association des Femmes des Médias (AFEM) en collaboration avec le centre d’Echanges pour des Reformes juridiques et Institutionnelles ( CERJI) et Internews, vient de tenir ce jeudi 17 décembre 2020 un forum qui a regroupé les journalistes, des acteurs de la société civile et certains responsables des services étatiques du domaine de la communication. Ceci pour échanger sur la liberté d’informer par les médias à l’épreuve des difficultés d’accès aux sources publiques d’information.

Selon les organisateurs de ces assises, il s’agissait également de débattre sur les causes et incidences des difficultés des médias pour accéder aux sources publiques d’information en République Démocratique du Congo ainsi que sur des pistes de réformes à envisager pour leurs permettre de mieux accéder à ces sources.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

De son côté, l’intervenant dans ce débat d’échange le professeur Adolphe Kilomba se dit être étonné de voir qu’il n’existe pas une loi en RDC qui réglemente les modalités d’accès à l’information publique pourtant la constitution du pays garantie l’accès à l’information.

Il regrette cependant de constater que des propositions des lois qui existent en ce sens restent bloquées jusqu’à ces jours. Ceci avant d’ajouter que cette situation entrave le métier du journaliste.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« En RDC, des journalistes n’ont pas accès à l’information publique et ont du mal à faire même des documentations des services de l’Etat. Ils ne peuvent avoir un format imprimée du budget et recettes de la province, ça fait un problème. Je pense que si une loi est adoptée en ce sens peut mettre en œuvre les principes constitutionnels de la liberté d’accès à l’information. L’autorité publique doit faire un effort pour accroître la transparence en communiquant ces informations. Il existe pourtant un édit qui pouvait aider les journalistes à accéder aux sources publiques de l’information malheureusement cet édit a été dépouillé de toute sa substance au cours des différentes corrections qu’il a subi », explique Adolphe Kilomba.

Signalons que cette activité organisée par AFEM avait comme outil méthodologique une vidéo conférence et s’est tenue à l’Esplanade de l’Internews situé dans le quartier Ndendere en commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu. Elle a réunie des journalistes de Kinshasa, de Lubumbashi et ceux du Sud-Kivu.

Moïse Aganze

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