Destructions méchantes à l’Ass.Nat : Des femmes du Sud-Kivu exigent la poursuite judiciaire des auteurs

Au moment de la situation de crise qui prévaut à l’assemblée nationale en République démocratique du Congo, les femmes de la province du Sud-Kivu réunies au sein des organisations de la société civile congolaise et des partis politiques viennent d’exprimer au président de la République Félix Tshisekedi leur désapprobation quant aux scènes immorales de destruction méchante des mobiliers du Palais du Peuple. Elles l’ont dit dans un mémorandum lui adressé et communiqué devant la Presse ce vendredi 18 décembre 2020 à Bukavu.

D’après ces femmes, la déchéance des membres du bureau de l’assemblée nationale ne saurait justifier ces actes qui véhiculent un comportement qu’elles qualifient d’incivique de la part des personnes dont l’exemplarité est attendue.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes
Vue d’une partie de des femmes des OSC et PP lors de la lecture du mémorandum adressé à Félix Tshisekedi

Pour décourager cette pratique et couvrir les charges liées à la réfection des meubles et autres installations détruites lors des échauffourées, ces femmes suggèrent qu’une retenue partielle voire totale sur les honoraires mensuels des députés nationaux soit de mise.

Ces dernières insistent aussi pour que les députés responsables directs et les militants des partis politiques de la destruction des meubles et autres installations du palais du peuple soient poursuivis en justice pour destruction méchante.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Pour rappel, en date du 7 décembre de l’année en cours, un groupe des députés nationaux signataires des pétitions contre le Bureau Mabunda avaient empêché la tenue de la plénière alors censée débattre sur le rapport de la commission suivi et évaluation quant à l’audition des directeurs généraux de la SNEL et de la REGIDESO. Poussant ces derniers à renverser l’estrade, cassé les sièges des membres du bureau en vue d’éviter à tout prix la tenue de la séance plénière. Des actes qui restent jusqu’aujourd’hui non punis.

Elie Bigaba, JRI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.