RDC : 12 cas des violations des droits des DDH, journalistes, répertoriés en mars par PPI

12 nouveaux cas des violations et abus contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et médias en République démocratique du Congo ont été documentés au mois de mars dernier par l’organisation Partenariat pour protection intégré (PPI).

Ce bilan ressort de son feuillet dénommé « La Voix des DDH et des Journalistes » du 1er au 31 mars 2024 portant monitoring des violations et abus contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias en RDC, dont JamboFm se procuré une copie.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

PPI indique que dans la province du Tanganyika, six journalistes du territoire de Moba vivent sous menaces des services de sécurité pour avoir co-animé une émission à travers laquelle les invités et les auditeurs ont dénoncé l’insécurité devenue grandissante dans leur entité.

A Bukavu dans la province du Sud-Kivu, un journaliste a été brutalisé et son matériel de travail ravi par des brigadiers de l’Institut supérieur pédagogique ISP/Bukavu alors qu’il couvrait la manifestation des parents d’élèves de l’école d’application de cette institution qui manifestaient contre le traitement inhumain que les dirigeants de l’école infligent à leurs enfants non en règle avec les frais scolaires.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

S’agissant des violations à l’égard des défenseurs des droits humains, ce rapport renseigne que le vice coordonnateur de la société civile des nationalistes à Bwegera, groupement de Kakamba, territoire d’Uvira, Baraka Namweru Paul, est victime des menaces de mort. Ce qui l’a contraint de quitter son village depuis le mois de mars.

Pour cause, il a dénoncé depuis juillet 2023, les anti valeurs qui ont conduit aux échauffourées entre les jeunes Fuliru et ceux des Barundi causant la mort à trois personnes. En novembre 2023, Baraka avait aussi dénoncé le meurtre d’un jeune homme par les services de sécurité qui avaient tiré à bout portant sur leur victime dans cette entité.

Depuis lors, le DDH est accusé de soutenir les Barundi (Burundais vivant à Bwegera) pour n’avoir pas partagé le même avis surtout lié au conflit intercommunautaire et le dualisme du pouvoir dans cette chefferie de la plaine de la Ruzizi.

Suite aux menaces de mort, il a été contraint de quitter le village pour se réfugier dans une autre zone loin de sa famille.

Bien qu’il y ait à noter une baisse des cas avec 12 en mars comparativement aux 46 cas documentés en février dernier, Jonathan Magoma directeur des Programmes juge de trop ce cas étant donné au vu de l’un des objectifs de son organisation qui veut voir l’engagement de toutes les parties prenantes pour qu’il y ait zéro cas des violations à l’égard des DDH et Journalistes sur toute l’étendue de la RD Congo.

Rédaction

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