Lamuka à Félix : « Il doit mettre fin à l’anarchie institutionnelle en cours »

Au lendemain de la publication des arrêts rendus par la cour constitutionnelle en matière de contentieux électoraux qui ont invalidés 23 parlementaires de la coalition Lamuka, dont 21 députés nationaux et 2 sénateurs ; cette dernière appelle le président Félix Tshisekedi à se placer devant ses responsabilités en lui demandant de mettre fin à l’anarchie institutionnelle en cours. Cette coalition l’a déclaré lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 11 juin 2019 dans la ville de Bukavu en province du Sud-Kivu.

A en croire Pierre Lumbi Okongo, vice-président d’Ensemble pour le Changement, cette anarchie institutionnelle en cours détruit les fondements de la République et en conséquence, le peuple ne dispose plus de voies de recours envers une justice qui se coule sous la pression de la coalition FCC/CACH.

« Le président Félix Tshisekedi doit des explications au peuple congolais quant à la limitation des droits fondamentaux parmi lesquels les restrictions des mouvements. De même il doit des explications au peuple congolais quant au bon fonctionnement des institutions, notamment la cour constitutionnelle, dont il est le garant », demande cette coalition de l’opposition.

Si aucun acte de courage ne vient du président Félix pour stopper et corriger le fonctionnement de la cour constitutionnelle, la coalition LAMUKA fait savoir qu’il ne lui restera que de se pendre en charge, sur base de l’article 64 de la Constitution du pays.

En rappel, la cour constitutionnelle a invalidé 23 parlementaires de l’opposition Lamuka dans la nuit du 10 au 11 juin 2019, dont 8 députés du Mouvement pour la libération du Congo, 7 du Mouvement Social,  4 de l’AMK, 2 de la dynamique de l’opposition et 2 sénateurs ; parmi lesquels Jean-Claude Kibala comme député national élu du territoire Mwenge au Sud-Kivu.

Elie Bigaba, JRI

1 thought on “Lamuka à Félix : « Il doit mettre fin à l’anarchie institutionnelle en cours »

  1. MON IMPRESSION EST QUE LAMUKA EST ENTRAIN DE SOUS-ENTENDRE UNE LUTTE ARMEE, CAR D’UNE PART: JE NE COMPREND PAS LA MANIERE DONT LAMUKA VOUDRAIT SE PRENDRE EN CHARGE EN CONFORMITE AVEC L’ARTICLE 64 DE LA CONSTITUTION QU’ELLE NE CESSE D’EPINGLER, LORSQUE LE PRESCRIT DU MEME ARTICLE ASSERTE QUE TOUT MANQUEMENT A SES DISPOSITIONS DOIT ETRE PUNI CONFORMEMENT A LA LOI, ET LAMUKA CONSIDERE QUE LA JUSTICE EST TELEGUIDEE PAR CELUI CONTRE QUI ELLE SE PLAINT. D’AUTRE PART: POLITIQUEMENT, C’AURAIT PEUT-ETRE UN IMPACT, MAIS PAS IMMEDIAT, NI A COURT TERME; OR, LAMUKA EST DEJA AU POINT D’EXPLOSION. PARAILLEURS, LORSQUE LES 2 VOIES SONT VOUEES A UN ECHEC PREVISIBLE, CELLE QUI LUI RESTE C’EST LA VIOLENCE ET DANS CE CAS, LAMUKA N’AURAIT GAIN DE CAUSE. QUE LAMUKA PRENNE SON TEMPS EN LOBBYING ET MOBILISATION, ET ATTENDRE QUE L’ALLIANCE CONTRE NATURE DE FELIX ET JOSEPH SE BRISE. C’EST TRES BIENTOT. FELIX EST FORT DANS LA FAIBLESSE, CAR LES ENJEUX LUI IMPOSERONT UNE VOIE IMPREVISIBLE A JOSEPH ET LUI-MEME, ET IL VA TOUT CHAMBARDER.

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