RDC : la majorité de la population congolaise est privée de droits sociaux, économiques, (rapport Amnisty International)

Plus de 38.000 cas des violations des droits de l’homme ont été signalés rien que dans la province du Nord-Kivu, rapporte un rapport 2023/2024 d’Amnisty International publié ce mercredi 24 avril, sur la situation des droits humains dans le monde.

Dans ce rapport exploité par la rédaction centrale de JamboFm ce jeudi 25 avril, Amnisty International fait savoir que la situation des droits humains est toujours extrêmement difficile en République démocratique du Congo.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Les attaques de grande ampleur menées par des groupes armés et les forces de sécurité congolaises contre des civil(es) ont persisté, alimentant une crise humanitaire qui a entraîné le déplacement de près de sept millions de personnes et la fuite à l’étranger de milliers d’autres.

Des groupes armés ont tué des milliers de civil (es) et l’armée a procédé à des exécutions extrajudiciaires, affirme ce rapport. Les violences sexuelles ou fondées sur le genre sont restées très fréquentes : “plus de 38.000 cas ont été signalés au premier trimestre rien que dans la province du Nord-Kivu”.

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Bien plus, les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association ont été régulièrement bafoués. Les autorités ont soumis des journalistes, des membres de l’opposition et des militant (es) à des d’extensions arbitraires et des procès uniques.

Amnisty International dans son rapport précise que le conflit armé a continué de porter grandement atteinte aux droits des enfants à l’éducation. Des catastrophes naturelles ont fait des centaines de morts et provoqué la disparition de milliers de personnes. Le même document fait mention d’une forte surpopulation qui se fait régner dans les prisons et les conditions de détention y étaient généralement déplorables.

Aucun progrès véritable n’a été accompli pour amener les responsables présumés de crimes de droit international et d’autres graves violations des droits humains à répondre de leurs actes et pour rendre justice aux victimes, regrette cette ONG.

Dans le contexte des élections de décembre 2023, Amnisty International note que les autorités ont intensifié la répression des voix dissidents, résultats encore l’espace civique.

Dans le même temps, la majorité de la population était privée de droits sociaux, économiques et culturels, notamment en ce qui concerne l’accès à une nourriture suffisante, à l’eau potable, à l’assainissement, à l’électricité, à l’éducation, à des soins de santé et à un logement.

Juvénal MUTAKATO

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