Affaire Vidéo FARDC : 7 militaires incriminés dans les tueries des présumés adeptes de Kamuina Nsapu

Affaire Vidéo FARDC : 7 militaires incriminés dans les tueries des présumés adeptes de Kamuina Nsapu

Le général-major Ponde, auditeur général des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), a annoncé l’examen de 7 éléments de FARDC accusés d’avoir participé à la tuerie des présumés adeptes de Kamuina Nsapu. Il l’a dit  ce samedi 18 mars à Kinshasa, précise Actualité.cd

Cités dans la vidéo curieuse de Mwanza-Lomba, mettant en scène l’exécution sommaire des civils par un groupe de militaires, ces présumés sont poursuivis pour crimes de guerre par meurtre, par mutilation, par traitement cruel, inhumain et dégradant. Ils sont :

  1. Le Major Nyembo, Commandant en second du bataillon PM. « Mais ce dernier aurait joué le rôle de Commandant des opérations lors du tournage de cette vidéo », explique l’auditeur général des forces armées.
  2. Le Major Bitshumba Martin Pitchou, Commandant en second des opérations dont le nom est également cité dans la vidéo par la personne qui filmait.
  3. Le Capitaine Séraphin Pailimbio, Commandant de la 2ème compagnie Bataillon PM. Chef de la 1ère section pendant les opérations, selon le rapport de l’auditeur général.
  4. Le lieutenant Silavuvu Dodokolo, S4 bataillon PM et fusilier pendant les opérations ; d’après la même source.
  5. AC Mohindo. « Même s’il n’a pas fait partie de l’expédition, il a pourtant été surpris en possession d’une copie de la vidéo lui transmise par le SM Maneno », explique l’auditeur général.
  6.  A2Cl Amani, fusilier de la 1ère section.
  7. SM Maneno Katembo alias tonton baobab, fusilier également de la 1ère Section et auteur de l’enregistrement vidéo, d’après l’auditeur général.

Sur le web, cette vidéo avait suscité des tapages au sein de l’opinion nationale et internationale. Mais, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement l’avait qualifié d’un montage de la part des proches de Moïse Katumbi visant à nuire à l’image de l’Etat.

Aujourd’hui, l’inculpation de ces sept éléments des FARDC semble remettre en cause la version officielle du gouvernement.

Jean-Marie Mulume

 

 

 

 

 

 

Jambo1

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.