Sud-Kivu : plus de 600 cas des violations des DH monitorés depuis 2021 à ce jour par AFEM

Au total 606 cas des violations des droits humains ont été documentés entre juillet 2021 et avril 2024 par l’Association des femmes des médias (AFEM) en collaboration avec 50 moniteurs et monitrices membres de noyaux Clubs d’écoute de la ville de Bukavu, Walungu, Kalehe, Sange, Uvira. Ce bilan a été révélé ce vendredi 19 avril au cours d’un point de presse tenu à Bukavu.

Il s’agit parmi ces données chiffrées, des accusations liées à la sorcellerie à l’égard des femmes, des cas des violences sexuelles, domestiques, des vols et pillages des biens des paisibles citoyens, des enlèvements ainsi que des tueries.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Pour ce qui est de la période allant de novembre 2023 en avril 2024 soit 6 mois, 169 cas des violations des droits humains ont été répertoriés dans les zones couvertes par le projet. C’est notamment 30 cas des violences sexuelles dont 9 cas sur mineurs.

Au regard de tous ces cas des violations des droits humains, AFEM recommande aux autorités politico administratives et judiciaires de prendre des mesures qui s’imposent pour protéger la population et surtout les victimes des accusations sorcières causant
le cas de justice populaire devenu money courante dans la province du Sud-Kivu.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

“Ces cahiers des charges sont présentés à la fin de chaque année aux autorités urbaines et locales à travers les tables rondes qui regroupent les membres des communautés locales et autorités politico administratives à tous les niveaux, afin que tous s’engagent à contribuer à la réduction des VSBG au sein de leurs communautés respectives,” peut-on lire dans leur document.

Outre, AFEM recommande aussi aux médias d’intégrer dans leurs programmes, les messages de sensibilisation pour la réduction des violences sexuelles et basées sur le genre et aussi inciter les autorités a erradiquer les groupes armés qui sont à la base des tueries, vols, viols pillages, extorsions des biens de paisibles citoyens. Également faire un matraquage médiatique pour la promulgation de l’édit portant interdiction du recours à la justice populaire.

Disons que ce feuillet d’information et dénonciation présente les données recueillies dans six axes d’intervention d’AFEM dans le cadre du PROPAIX II à travers ses noyaux Clubs d’écoute composés des femmes et hommes engagés dans la promotion des droits humains.

Esther Kadende

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