Sud-Kivu/JI.des parents : ” Prendre soin de nos enfants nous le voulons bien! mais, sachez qu’à l’impossible nul n’est tenu” le géniteur Ganywa Richard

Sud-Kivu/JI.des parents : ” Prendre soin de nos enfants nous le voulons bien! mais, sachez qu’à l’impossible nul n’est tenu” le géniteur Ganywa Richard

Les parents sont ces êtres sensés guider leurs enfants dès la conception jusqu’à leur âge indépendant.

Ils sont appelés à leur assurer tout le nécessaire pour leur bonne croissance et une vie épanouie.

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Cependant, dans la pratique, la volonté d’assumer leurs responsabilités se contredit chaque jour des réalités de la vie. C’est tantôt le manque de travail, les emplois non rémunérés, les tracasseries étatiques dans les initiatives des activités génératrices des revenus et autres.

Plusieurs conséquences découlent sans transition de ce problème. Des enfants les premières victimes sont exposés à des vulnérabilités. Des journées passées ventres creux sanctionnées par les enfants quémandeurs, enfants de la rue ou encore voleurs. Des bancs de l’école abandonnés entraînant la délinquance sans référence. Certains d’eux sont utilisés par les inconscients dans des travaux qui ne coïncident pas à leurs âges et profils.

Ganywa Richard père de 10 enfants dit être au chômage il y a de cela 5 ans. Une situation qui l’a rendu un irresponsable tout fait.

” Je suis veuf depuis 4 ans. A l’époque quand je travaillais j’étais sentinelle ici à Bukavu et de 100$(cent dollars) de salaire que je percevais, je m’organisais tant bien que mal. Quand ma femme vivait, elle m’epaulait également parce que c’était une battante. Quand la mort me l’a arrachée, le contrat terminé, je me suis retrouvé seul au monde, c’est comme si la terre m’était tombée dessus. J’ai 10 enfants dont 6 garçons. Si vous me demandez par quelle voie sûre je les nourris, je ne saurai pas vous répondre. J’ai déjà assumé le fait qu’ils ne vont pas à l’école pour raison des moyens. Les vêtir fait parti d’un passé lointain. 3 garçons d’entre eux ont quitté le toit familial à cause des situations insupportables de vie, actuellement à destination inconnue.
2 de mes filles se sont mariées clandestinement pour fuir la misère. Oui, je suis un père irresponsable mais c’est indépendamment de ma volonté. Peut-être si les décideurs amélioraient les conditions de vie à tous les niveaux, tout le monde se retrouverait d’une façon ou d’une autre. Mais, comme on dit, à l’impossible nul n’est tenu. Mes enfants, à ces jours me détestent pensant que je ne subviens pas à leurs besoins par mauvaise foi pourtant ce par manque criant.” Explique tristement cet habitant de Bagira rencontré à Nyawera.

Une autre maman trouvée dans la route hippodrome enseignante de son état est tout aussi désespérée.

Ntakwinja Nabintu parce que c’est bien d’elle qu’il s’agit est âgée de 45 ans et mère de 6 enfants. Elle est mariée et son époux est menuisier.

Pendant qu’elle marchait, nous lui avons annoncé que ce 1Juin l’humanité célèbre la journée des parents. Elle n’a pas manqué d’exprimer son désarroi.

“Je ne sais pas qui établit les journées mondiales, sur base de quoi et pour quel objectif mais celle des parents devait les amener à changer les conditions de vie des géniteurs que nous sommes. Je suis enseignante de l’école primaire à une école publique de la place. Mon salaire je n’y fais plus allusion parce qu’entant que journaliste vous êtes au courant de toutes nos revendications d’améliorations des nos conditions. Mais, nous sommes ceux qui prêchent véritablement dans le désert parce que personne pour entendre nos voix. Mon mari est menuisier. C’est un travail de probabilité. Parfois vous avez des clients, parfois vous les avez tout simplement pas. Et pour son cas, parfois il fait des jours sans ramener un seul sou à la maison. Je fais comment entant qu’enseignante pour nouer les deux bouts du mois avec 6 enfants qui ont chacun ses besoins spécifiques ? Nous avons déjà décidé de tourner notre regard vers le créateur qui est le seul capable de nous venir en aide. Voilà tout, je n’ai plus à ajouter ” finit par indiquer cette croyante de la communauté protestante en accélérant sa marche.

Le désespoir a donc de nos jours déjà pris place face au privilège de devenir parent?

La réponse à ce questionnement semble affirmative estiment plusieurs observateurs.

Joyce KALUMUNA

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La Rédaction JamboRDC

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