Sud-Kivu : Attaque contre certains journalistes des médias en ligne, REMEL hausse le ton et met en garde les auteurs

Le Réseau des médias en ligne du Congo (REMEL en sigle) vient de condamner les agissements qui vont à l’encontre de la promotion de la liberté de la presse au Sud-Kivu. Il l’a fait savoir dans une déclaration rendue public ce mercredi 11 septembre 2019 à la clôture d’une Assemblée Générale Extraordinaire, pour passer en revue la situation de l’exercice de la liberté de la presse au Sud-Kivu.

Au cours de cette Assemblée, le REMEL a répertorié plusieurs attaques contre certains journalistes dont le cas le plus récent est celui du lundi 9 septembre où des personnes identifiées comme membres de la cellule de communication du Gouvernorat de province du Sud-Kivu se sont violemment attaqués aux confrères Gaël Mpoyo et Aboubakar Kigabi, tous du média en ligne Libre Grands-Lacs.

« Le Réseau des médias en ligne du Congo (REMEL) apporte tout son soutien au média en ligne Libre Grands-Lacs et exprime sa solidarité envers les confrères Gaël Mpoyo et Aboubakar Kigabi. Cette même solidarité est exprimé envers Thaïs Bagula, Directeur de Radio Maendeleo qui a subi des insultes et autres menaces proférés par les membres du FCC après l’émission Paix et développement du 1er septembre dernier », souligne ce réseau des médias dans cette déclaration.

Cette structure médiatique profite de cette occasion pour dénoncer des menaces de mort qui pèsent sur le journaliste Ghislain Bafunyembaka de la radio Tuungane de Minembwe et correspond de Laprunellerdc.info dans la région.

Ce dernier prend au sérieux ces attaques qui sont largement relayées par des collaborateurs du Gouverneur et membres des partis politiques, ceci avant de noter que le chef de l’exécutif provincial ni des responsables des partis politiques n’ont pas encore découragé ces agissements.

Pour faire face à cette situation, le Réseau des médias en ligne du Congo appelle les autorités à différents niveaux et tous les défenseurs des droits humains, à prendre des mesures urgentes afin que sa sécurité soit garantie car il y a urgence.

Si rien n’est fait et si aucune excuse officielle n’est présentée, les journalistes du REMEL se mobilisent pour saisir officiellement les instances judiciaires dans les prochains jours afin que justice soit faite et d’user de tous les moyens à sa possession pour obtenir réparation.

En somme, le Réseau des médias en ligne du Congo (REMEL) rappelle que les journalistes n’ont aucune leçon à recevoir des acteurs politiques qui sont ses partenaires et non ses confrères journalistes.

Elie Bigaba, JRI

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