L’opposition congolaise a appelé à l’organisation d’une journée « ville morte » le mercredi 3 juin prochain à travers la République démocratique du Congo afin de protester contre ce qu’elle qualifie de « rébellion de Félix Tshisekedi contre la Constitution ».
Dans une déclaration politique rendue publique ce mardi, les opposants accusent le chef de l’État de vouloir engager un processus de révision constitutionnelle que les forces de l’opposition jugent contraire aux priorités actuelles du pays, notamment la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC.
Les opposants affirment également que le président de la République aurait « partagé la gestion du pays avec Paul Kagame », une accusation formulée dans un contexte de tensions diplomatiques et sécuritaires entre Kinshasa et Kigali autour de la rébellion de l’AFC/M23.
Les leaders de l’opposition entendent à travers cet appel, mobiliser la population contre toute tentative de modification de la Constitution, qu’ils considèrent comme une « menace pour la stabilité institutionnelle », du pays.
Cette initiative intervient alors que les débats autour du référendum et de la proposition de loi sur son organisation continuent d’alimenter les tensions politiques au sein de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Plusieurs députés de l’opposition, notamment ceux du groupe Ensemble pour la République, ont boycotté la séance plénière de mardi consacrée à cette question.
Du côté du pouvoir, les partisans de la majorité défendent le droit du peuple congolais à se prononcer sur les réformes institutionnelles par voie référendaire et dénoncent ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation politique de la question constitutionnelle.
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