Un violent incendie survenu dimanche 23 août sur l’avenue Hôpital général, au quartier Nkafu dans la commune de Kadutu à Bukavu (Sud-Kivu) a réduit en cendres plus de 200 habitations, plongeant des milliers de personnes dans une situation humanitaire préoccupante. Les sinistrés, qui ont tout perdu, lancent un appel urgent à l’aide auprès des autorités et des personnes de bonne volonté.
Selon le bilan provisoire recueilli sur place ce lundi Jambo, 208 maisons ont été entièrement détruites par les flammes.
Le feu s’est propagé à une vitesse, ravageant presque toute l’avenue Hôpital général et causant d’importants dégâts matériels. D’après plusieurs témoins, l’incendie aurait débuté à proximité de l’aumônerie de l’ISDR avant de s’étendre rapidement vers différents coins du quartier.
Les flammes ont atteint les environs de l’école Neema, contourné l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu jusqu’à l’hôpital Biosadec et touché les abords du Complexe scolaire Grosca.
« L’incendie était énorme. C’est pratiquement toute l’avenue qui a été touchée, » témoigne un habitant rencontré sur place.
Parmi les victimes, Bosco Habimana explique que le sinistre s’est déclaré alors que de nombreux habitants participaient aux cultes dominicaux.
« Lorsque nous sommes revenus, plusieurs maisons étaient déjà consumées. Nous avons tout perdu sans rien pouvoir récupérer. La plupart des habitants étaient absents lorsque le feu s’est déclaré, » raconte-t-il avec émotion.
Les sinistrés passent désormais leurs journées et leurs nuits à la belle étoile. La situation est d’autant plus inquiétante que la rentrée scolaire approche, tandis que de nombreux enfants se retrouvent exposés à diverses formes de vulnérabilité.
Pour sa part, Magadju Alex, estime que l’origine du drame pourrait être liée à un foyer où des enfants préparaient le repas en l’absence de leurs parents. Une information qui reste toutefois à confirmer par les enquêtes des services compétents.
Face à cette catastrophe, les victimes sollicitent une assistance urgente en vivres, en biens non alimentaires et en abris temporaires.
« Nous demandons aux autorités et à toute personne de bonne volonté de nous venir en aide. Même une simple bâche pourrait permettre à certaines familles de s’abriter, » plaide Bosco Habimana.
Par ailleurs, plusieurs sinistrés se disent choqués par une proposition qui leur aurait été faite de s’installer temporairement dans le territoire de Kabare.
« C’est difficile à accepter pour des personnes déjà traumatisées par cette catastrophe, » déplore un habitant.
Les victimes appellent également les autorités provinciales à renforcer les mesures de prévention et de lutte contre les incendies dans les quartiers densément peuplés de la ville de Bukavu afin d’éviter de nouveaux drames similaires.
Merci Byamungu


