Une délégation du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+) est arrivée lundi 24 août à Minembwe, dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, (Sud-Kivu). Cette mission vise notamment à vérifier sur le terrain le respect du cessez-le-feu convenu entre Kinshasa et l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha.
La délégation, composée notamment de représentants de la MONUSCO, du gouvernement congolais et de l’AFC/M23, s’est rendue à Minembwe dans le cadre de l’opérationnalisation du MCVE+. Le mécanisme est chargé de surveiller le respect du cessez-le-feu, d’examiner les éventuelles violations signalées et d’établir des rapports sur les faits constatés.
L’arrivée de cette mission à Minembwe intervient quelques jours après les discussions tenues en Suisse entre les représentants de Kinshasa et de l’AFC/M23. Les parties avaient notamment annoncé des avancées dans la mise en place du MCVE+, dont la création de son secrétariat et une mission de reconnaissance effectuée le 20 août avec l’appui logistique de la MONUSCO.
S’adressant aux médias, l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalondji Badibanga, salue l’arrivée de cette délégation et dit soutenir les efforts engagés en faveur du retour de la paix.
L’autorité territoriale appelle également les différentes communautés vivant dans le territoire de Fizi à renforcer la cohésion sociale et à privilégier le vivre-ensemble.
Cette mission intervient toutefois dans un contexte sécuritaire encore fragile dans les hauts plateaux. Si plusieurs zones connaissent une accalmie relative, des tensions et des affrontements ont récemment été signalés dans certaines localités du territoire.
Selon l’administrateur de Fizi, des affrontements ont notamment été rapportés samedi et dimanche au village de Kanguli, dans le groupement Basilocha, secteur de Tanganyika.
La mission du MCVE+ à Minembwe constitue ainsi une première opération concrète de vérification du cessez-le-feu sur le terrain. Elle intervient dans une région régulièrement affectée par des violences communautaires et des affrontements armés.
Le mécanisme devrait également permettre de documenter les faits rapportés par les différentes parties et de contribuer au suivi des engagements pris dans le cadre du processus de Doha.
Merci Byamungu


