Des constructions qualifiées d’anarchiques se multiplient dans les villages de Cimpwiji et Buhozi, dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare, (Sud-Kivu). La Nouvelle dynamique de la société civile, NDSCI/Mudusa, alerte sur des constructions qui ne respecteraient pas, selon elle, les normes urbanistiques en vigueur.
Intervenant vendredi 21 août au micro de Jambo Elvis Cirimwami, président de la NDSCI/Mudusa, dénonce également l’entreposage des matériaux de construction sur les voies publiques, les sentiers et par endroits sur la route nationale numéro 5, (RN5).
Selon lui, cette situation obstrue certains canaux d’évacuation des eaux, ce qui pourrait accroître les risques d’inondation et perturber la circulation.
La structure citoyenne dénonce par ailleurs des faits présumés de rançonnement qu’elle attribue à certains agents de la Direction provinciale de mobilisation et d’encadrement des recettes (DPMER) et de la Direction générale des impôts (DGI).
Elvis Cirimwami affirme que certains habitants seraient sollicités pour verser de l’argent sans recevoir de bordereau de versement ni de quittance officielle.
La NDSCI/Mudusa évoque également des taxations qu’elle considère comme irrégulières, notamment celles liées au terrassement des parcelles et à la construction de maisons en boue ou en planches.
Pour cette structure citoyenne, ces pratiques présumées, si elles sont avérées, pourraient contribuer à la poursuite des constructions anarchiques dans cette partie du territoire de Kabare.
La NDSCI appelle ainsi les autorités compétentes à intervenir pour faire respecter les normes urbanistiques, libérer les voies publiques occupées par les matériaux de construction et vérifier les faits dénoncés concernant les pratiques fiscales.
Elvine CIZA


