Prince Murhula : « La non-rémunération des journalistes freine la liberté de presse en RDC »

La journée internationale de la liberté de presse, loin d’être une journée de la promotion des droits des journalistes, c’est l’occasion de faire une réflexion sur  les conditions de vie des journalistes. Situation qui suscite plusieurs interrogations notamment : combien de journalistes pigistes, débutants ou expérimentés, titulaires ou non de la carte de presse, sont rémunérés ? Préoccupé par cette situation, l’éditeur du journal en ligne Jambordc.info dénonce cette pratique, tout en demandant aux responsables des maisons de presse de songer à une rémunération de leurs employés, ceci pour encourager le journalisme professionnel.

A en croire Prince Murhula, éditeur de jambordc.info, le non-paiement des journalistes dans certaines maisons de presse est dû à la pauvreté des médias qui n’ont pas des ressources financières et de la mauvaise volonté de certains responsables qui ne maitrisent pas le management du personnel.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« Les maisons de presse engagent plusieurs personnes qu’elles ne sont pas à mesure de payer à la fin du mois, ce qui pose des problèmes. Plusieurs médias arrivent à totaliser de l’argent mais à la fin tout cet argent est mal reparti», explique-t-il.

Le patron de jambordc.info regrette que certaines maisons de presse ne prennent pas le journalisme comme un travail mais plutôt comme un passetemps ; avant d’ajouter que le journalisme doit se faire comme un travail de prestige.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Prince Murhula témoigne que plusieurs conséquences sont enregistrées suite au non-paiement des professionnels des micros et de la plume, parmi lesquelles le monnayage de l’information.

« La conséquence de cette pratique est qu’il n’y a plus la liberté pour le journaliste. Il ne sait pas travailler dans toute son indépendance du fait qu’il doit plaire à sa personne ressource pour trouver une somme d’argent », souligne-t-il.

L’éditeur de jambordc ajoute que le non-paiement des journalistes, envoie à ne pas s’intéresser aux sujets non-rentables pourtant utile pour la société, notamment les sujets de droit de l’homme, de la bonne gouvernance, de l’environnement et beaucoup d’autres.

Face à cette situation, Prince Murhula appelle tous les responsables de médias à une évaluation et réduction de leur personnel et rester avec lui possible à rémunérer car selon lui, un journaliste rémunéré c’est un journaliste utile pour la maison et pour la communauté.

Rédaction Jambordc.info

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