Le BCSC propose la tenue d’une conférence du Sud-Kivu pour faire face à la situation politique actuelle

Pas d’oposition claire au Sud-kivu. La province est gérée par des accords politiques égoïstes, subjectifs et sadiques entre un réseau des notables de la province qui la considère comme leur jardin où ils envoient des ouvriers moissonneurs ». Propos du Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kvu couchés dans une déclaration sur l’état de lieu de la vie politique en province rendue public en début de semaine et dont une copie a été réservée à la rédaction de jambordc.info.

Dans cette communication, cette structure citoyenne souligne que le dictat des partis politiques prend quasiment les deux institutions provinciales en otage à travers ce qu’elle appelle ” fameuse discipline des partis politiques” qui selon elle a comme conséquence la surpolitisation de l’administration publique au détriment des aspirations du peuple.

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« (…) C’est à ce titre que d’aucuns se demandent que pourrait bien signifier le slogan “le peuple d’abord” et qui pourrait bien s’attendre par “les partis politiques d’abord”. Lorsque les notables à travers leurs partis politiques ne s’entendent pas sur le partage de leur butin, c’est la guerre qui commence entre les institutions (parlement provincal contre l’exécutif provincial et vice-versa). Ce réseau des notables devrait se repentir avec le peuple et le peuple avec eux. Comment peut-on travailler chez soi comme un mercenaire ? », s’interroge la société civile du Sud-Kivu à travers cette déclaration.

Cette dernière estime que les députés devrait plutôt se préoccuper de la survie de la population et de la province que par leur survie politique et financière.

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« Au nom d’un pseudo changement, les députés ont fait partir quatre gouverneurs mais le changement n’est jamais là bien au contraire, la province s’est appauvrie et détériorée de plus en plus car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Et il en sera toujours ainsi si nous n’en prenions pas conscience vite », a-t-elle poursuivi.

Le Bureau de Coordination de la Société Civile du sud-Kivu pense que la solution à ce niveau serait de décoloniser la province et créer des conditions pour réconcilier les Sud-Kivutiens entre eux ( notables et population) d’où d’après elle la nécessité dorganiser une conférence sur le Sud-Kivu.

Moïse Aganze

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