Journée Mondiale de la liberté de la presse: Le consortium Forbidden Stories lance officiellement le SafeBox Network

Journée Mondiale de la liberté de la presse: Le consortium Forbidden Stories lance officiellement le SafeBox Network

A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse commémorée le 03 mai de chaque année, Le consortium Forbidden Stories lance officiellement le SafeBox Network.

Ce nouveau réseau permet aux journalistes menacés de mettre à l’abri leurs informations sensibles, en les partageant avec notre réseau mondial de journalistes.

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Selon son communiqué de presse, si les journalistes sont enlevés, emprisonnés ou assassinés, Forbidden Stories pourra poursuivre leurs enquêtes et les publier dans le monde entier. Protéger, en plus de poursuivre et de publier.

Pour Laurent Richard Fondateur et directeur exécutif de ce réseau , SafeBox Network complète la mission poursuivie par Forbidden Stories depuis ses débuts. Il vise à agir avant que les menaces reçues par les journalistes ne se traduisent par des crimes.

« Nous voulons envoyer un message clair aux ennemis de la liberté de la presse. Tuer un reporter sera toujours une idée contre-productive. Pourquoi tuer un journaliste quand il y en a 80 autres qui sont prêts à poursuivre son travail ? Ce que vous voudrez cacher sera au final massivement exposé dans le monde entier. » dit-il.

Pour sa part , Clément le Merlus , Journaliste chargé de ce projet , pense que le réseau SafeBox Network est une réponse collective, mondiale et journalistique pour vaincre l’impunité.

Depuis sa création en 2017, Forbidden Stories s’est constitué un puissant réseau de médias partenaires en coordonnant des enquêtes collaboratives (Pegasus Project, Daphne Project, Cartel Project, Mining Secrets, etc.). Ces investigations majeures ont eu un impact dans le monde entier et ont reçu de multiples récompenses, dont deux George Polk awards.

Une assurance-vie pour l’information

En s’appuyant sur ce réseau international, le SafeBox Network a un objectif clair : dissuader les ennemis de la presse de s’en prendre aux journalistes, car ce qu’ils chercheraient à cacher serait exposé dans le monde entier.

Pour ce réseau, tuer le messager ne tuera pas le message. En faisant savoir publiquement qu’ils ont partagé leurs enquêtes en cours avec le réseau de Forbidden Stories, les journalistes peuvent dissuader ceux qui les menacent de s’en prendre à eux.

À l’image d’Alfredo Guachiré, un journaliste paraguayen menacé à la suite de révélations sur la narcopolitique, qui a tweeté en mars 2022 : « Pour ma sécurité, (…) je me tourne vers l’organisation Forbidden Stories pour protéger mes enquêtes. »

Forbidden Stories a organisé, en mars 2022, un atelier à São Paulo (Brésil) avec une douzaine de journalistes gravement menacés provenant de toute l’Amérique latine. Formés au fonctionnement du réseau, ils ont commencé à protéger leurs informations auprès du réseau SafeBox Network.

A l’occasion de la journée de liberté de la presse ce 3 mai 2022, Forbidden Stories mettra en ligne sur son site une vidéo de présentation, un tutoriel et un annuaire des premiers membres du réseau.

Ce même jour, le réseau SafeBox Network est au cœur de la conférence mondiale annuelle de la Journée mondiale de la liberté de la presse, organisée par l’UNESCO, qui a apporté son soutien au réseau.

Forbidden Stories a créé le réseau SafeBox Network pour que les journalistes menacés mettent à l’abri leurs informations sensibles, en les partageant avec le réseau mondial de journalistes. S’ils sont empêchés de faire leur travail, Forbidden Stories poursuivra leurs enquêtes et les publiera dans le monde entier.

Rédaction

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La Rédaction JamboRDC

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