Bukavu: une loi spécifique sur la protection des survivantes des violences sexuelles parmis les résultats attendus d’un atelier animé par JDH

Les survivantes des violences sexuelles rencontrent plusieurs obstacles dans la reparation judicaire notamment, l’accès difficile à la justice parfois car elles doivent parcourir une longue distance pour arriver aux cours et tribunaux mais aussi le frais à payer pour l’introduction et la poursuite du dossier malgré la gratuité criée ça et là par les autorités. Ceci ressort d’un atelier sur l’accès à la justice des survivantes des vilences sexuelles et une opportunité d’une loi spécifique sur la protection des survivantes des violences sexuelles. Ces assises ont été organisé par l’école technique de journalisme et facilité par Journaliste pour le droit humain JDH.

Selon Me Aline Bahati, Coordonatrice de la clinique juridique de la Fondation Panzi, les survivantes n’arrivent pas à une reparation effective sur le plan juridique et judiciaire car elles ne maitrisent pas les méandres de l’appareil judiciaires mais aussi il se fait remarquer un déficite de formation des agents judiciaires sur cette question. En dehors de cela, Me Aline souligne que les survivantes qui se trouvent dans le milieu très reculé ne savent pas vers qui se tourner car les défenseurs judiciaires sont à compter au bout de doigt.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Par ailleurs, le grand défis est autour du paiement des amendes assignées aux bourreaux.

Le magistrat et Prof Pacifique Magadju, renseigne que la majorité de bourreaux comme les survivantes sont issues des familles pauvres. Malgré, selon lui, la bonne fois que les bourreaux auraient de payer l’amende, ils n’y arrivent pas faute de leur économie faible.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Comme d’autres panelistes, le magistrate a regretté que l’Etat congolais également n’honore pas les amendes lui fixées lorsqu’il est condamné et la survivante reste dans l’irreparation..

C’est pourquoi, selon le Gestionaire principal de JDH, plaider pour qu’une loi spécifique sur la protection des survivantes des violences sexuelles soit élaborée et voté par le législateur, est très important car malgré les beaux textes légaux qu’a la RDC sur les violences sexuelles, les survivantes continuent à souffrir de la reparation.

“ (…)la RDC a plusieurs lois mais qui ne resolvent pas le problème. Il manque une loi sur l’accès à la justice pour que les survivantes aient la facilité de saisir la police et la justice…La proposition de loi n’est pas la volonté de JDH mais c’est après les analyse tenu à Kinshasa et à Bukavu, les résolutions sont les mêmes. Il faut une loi car les survivantes sont confrontées à beaucoup de problème. C’est un travail qui continue et nous espérons qu’en agrandissant le réseau, nous allons avoir l’accompagnement de la communauté pour mettre fin au crime dont sont victimes de nombreuses femmes en RDC”, a expliqué Prince Murhula, Gestionaire principal de JDH.

Retenez que cet atelier a réuni les magistrats, les organisations de la société civile, les députés et les media. Il s’inscrit dans le projet Canada monde, la voie de la jeune fille financé par l’ambassade du canada.

Esther Kanga

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