Les activités socio-économiques ont été paralysées mercredi 5 août dans la ville d’Uvira à la suite de l’opération « ville morte » décrétée par la Nouvelle société civile Congolaise (NSCC), axe Sud du Sud-Kivu. À travers cette action, cette structure citoyenne dit vouloir interpeller les autorités sur la persistance de l’insécurité dans les territoires d’Uvira et de Fizi.
Dès les premières heures de la matinée, plusieurs activités sont restées à l’arrêt. Les marchés, boutiques, magasins et moyens de transport en commun n’ont pas fonctionné normalement, une situation que la NSCC attribue à la mobilisation de la population autour de ses revendications sécuritaires.
« Nous remercions toute la population d’Uvira, de la ville comme du territoire, d’avoir répondu positivement à notre appel, » a déclaré Mafikiri Mashimango, coordonnateur provincial de la NSCC, axe Sud du Sud-Kivu, dans un entretien accordé à la presse locale.
Selon lui, cette journée visait notamment à demander au gouvernement congolais d’accroître les capacités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des Wazalendo, engagés dans la défense des zones affectées par les violences.
La NSCC estime que les forces de défense doivent disposer des moyens nécessaires pour faire face aux réalités actuelles de la guerre. Elle appelle également la communauté internationale à une implication plus forte dans la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Cette structure citoyenne dénonce par ailleurs toute forme de collaboration avec les groupes armés et appelle les autorités à renforcer la protection des civils dans les hauts et moyens plateaux d’Uvira et de Fizi.
Mafikiri Mashimango prévient que d’autres actions citoyennes pourraient être envisagées si les préoccupations exprimées par la population ne trouvent pas de réponse auprès des autorités.
« La sécurité est un droit pour chaque Congolais. Le gouvernement doit mobiliser les moyens nécessaires pour protéger la population et défendre l’intégrité territoriale du pays, » a-t-il insisté.
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