Une émission en Kiswahili INATUHUSU a remis sur la table le paradoxe qui fâche : à l’Est de la RDC, les femmes paient le plus lourd tribut de la guerre mais sont absentes des négociations pour la paix. Samedi dernier sur les ondes de jambo fm ,le débat était sans filtre. Thème du jour : « Participation de la femme au processus de paix ». Animée en Kiswahili pour toucher la femme de terrain, l’émission qui a connu la participation de madame madame Solange Lwashiga, Ludmilla et madame Claudine Kitumaini toutes reunis pour une meme cause de défendre les droits des femmes a la participation au processus de la paix.
À l’Est, la guerre se fait sur le corps des femmes. Viols utilisés comme arme de guerre, déplacements forcés dans plusieurs camps, perte des champs, charge de nourrir les enfants quand les hommes fuient. Elles sont en première ligne de la souffrance.
Pourtant, quand on parle de paix à Doha, Nairobi ou Luanda, regardez les photos : il n’y a presque pas de femmes, et aucune femme de Bukavu a martelé Solange lwashiga passant en revue la résolution 1324 de l’ONU 26ans a près.
« On les a enfermées dans le mot victime », a rappelé une intervenante Claudine Kitumaini « On les invite pour témoigner qu’elles ont souffert, pas pour proposer une solution. »
Au coeur des échanges, la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU, votée en 2000. Ce texte reconnaît les femmes non comme de simples victimes, mais comme actrices incontournables de la paix. 26 ans après, ses deux piliers principaux, Protection et Participation, sont toujours bafoués. Moins de 10% de femmes autour des tables de pourparlers.
Les auditrices au téléphone ont donné leur définition de la paix, loin des accords politiques : « La paix, c’est pouvoir aller au champ sans être violée, dormir sans entendre les balles, envoyer sa fille à l’école ».
L’émission a conclu sur un message fort désormais repris sur les réseaux : La question n’est plus « que faire POUR les femmes ? » mais « que faire AVEC les femmes ? »
Parce que comme l’a résumé une auditrice : « On ne peut pas guérir une plaie en interrogeant seulement ceux qui ont tenu le couteau. Il faut écouter celles qui portent la cicatrice. »a ajouter mademoiselle Witanene.
Parmis les recommandations formulées figure, la concertation des femmes des femmes du Sud Kivu pour se choisir qui vont les représentés au dialogue sur paix à Kinshasa, aux parties prenantes de laisser un champ libres au dames pour défendre leur causes.
Esther Kadende


