La Jeunesse de Basile a exprimé son indignation face à ce qu’elle qualifie de « cacophonie » au sein de la Luusu Mwenga, après l’annonce sur les réseaux sociaux de nouvelles nominations à la tête de cette structure coutumière. Dans une déclaration faite à Bukavu (Sud-Kivu) ce vendredi 18 septembre, adressée aux autorités et à la communauté lega, elle conteste notamment la désignation de nouveaux responsables alors que le mandat de l’actuel président, Mweze Mbula Ngoy Joseph, serait encore en cours.
Selon ce document, le comité de la Jeunesse de Basile affirme que Mweze Mbula Ngoy Joseph avait été investi le 23 juin 2024 pour un mandat de quatre ans non renouvelable, conformément aux statuts de la Luusu Lega. À en croire ses auteurs, ce mandat ne devrait prendre fin que le 23 juin 2028.
Ils estiment ainsi que la nomination de Sawabita Mwatulilwa Modeste à la présidence de cette organisation communautaire intervient prématurément et risque de créer des divisions au sein de la communauté.
La Jeunesse de Basile accuse certains anciens responsables de mener des démarches parallèles visant à installer des structures qu’elle considère comme illégales.
Elle cite notamment les noms de Mupira Mambo Sengi, Milabyo Basila et Mulondanyi Wabu-a-Ngame, qu’elle accuse d’être à l’origine du désordre observé actuellement au sein de la Luusu Mwenga.
Dans sa déclaration, cette organisation affirme également que le mandat actuel de la Luusu Mwenga revient à la chefferie de Basile. Elle soutient que le comptage de ce mandat restera suspendu jusqu’à la fermeture de ce qu’elle appelle des « bureaux fantômes » mis en place en dehors du cadre légal.
La Jeunesse de Basile lance par ailleurs un ultimatum de quinze jours à ceux qu’elle accuse d’entretenir ces structures parallèles afin qu’ils cessent leurs activités. À défaut, elle annonce l’organisation d’un sit-in devant le domicile de l’une des personnes visées, dans le but de réclamer le rétablissement de l’ordre au sein de la communauté.
Les signataires du document indiquent avoir déjà saisi plusieurs autorités, notamment la mairie de Bukavu, les services de sécurité, la chefferie de Wamuzimu, le président actuel de la Luusu Mwenga ainsi que d’autres structures territoriales concernées.
Ils disent vouloir mettre un terme définitif aux tensions qui entourent actuellement la gestion de cette organisation coutumière. Jusqu’à présent, les personnes citées dans cette déclaration n’ont pas encore réagi publiquement à ces accusations.
Merci Byamungu


