Sud-Kivu : Le gouvernement provincial déplore les incidents survenus lors de la marche du 31 juillet à Bukavu

Sud-Kivu : Le gouvernement provincial déplore les incidents survenus lors de la marche du 31 juillet à Bukavu

Les membres de l’exécutif provincial du Sud-Kivu ont regretté les incidents notés au cours d’une marche pacifique organisée dans la ville de Bukavu par la Société civile. C’est ce qu’indique le compte-rendu lu par la ministre Agnès Sadiki, porte-parole du gouvernement provincial, à l’issu des assises tenues ce lundi 31 juillet.

« Le conseil des ministres provinciaux s’est penché essentiellement sur la situation qui a prévalu ce lundi 31 juillet 2017 dans la ville de Bukavu.  Le conseil déplore les incidents malheureux qui se sont produits dans la ville, occasionnant 7 blessés dont 6 civiles et 1 policier », a-t-elle lu.

La ministre précise que toute manifestation publique aurait été interdite depuis le début de l’année par le ministère de l’intérieur, sans toutefois en indiquer les motifs.

« Se référant à l’instruction datant du mois de février dernier, du Vice-premier ministre et ministre de l’intérieur, le conseil des ministres provinciaux rappelle toute la population du Sud-Kivu que les manifestions publiques sont strictement interdites sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo », a-t-elle précisé dans ce document.

Ces propos sont rejetés par un analyste indépendant soulignant que le ministre restreint simplement le droit constitutionnel des citoyens congolais.

« Nous pensons que lorsque le peuple réclame son droit garanti par la Constitution, c’est légitime. Le ministre est également un citoyen congolais comme tout autre congolais. C’est à lui de lutter pour le respect de la constitution, mais ce qui est regrettable, il la viole en toute liberté. Il ne doit pas restreindre la liberté du peuple ni le prendre  en otage jusqu’à ce niveau. Le peuple doit manifester, c’est légal », rétorque l’analyste sous anonymat.

En plus des blessés dont le nombre aurait dépassé 7 reconnus par le conseil des ministres, des matériels appartenant aux journalistes et ceux des particuliers seraient ravis par les policiers.

Jean-Marie Mulume

Jambo1

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