Le calendrier avancé par les États-Unis pour un retrait des forces rwandaises de l’Est de la République démocratique du Congo n’a pas été respecté. Au 15 juillet, aucune annonce officielle ni observation indépendante ne confirme le désengagement des Forces de défense rwandaises (RDF), alors que les combats se poursuivent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’objectif affiché par Washington de voir les troupes rwandaises quitter l’Est Congolais avant la mi-juillet est resté lettre morte.
Le 4 juin dernier, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait exprimé l’espoir de voir les Forces de défense rwandaises (RDF) se retirer du territoire congolais dans ce délai.
Plus d’un mois après cette déclaration, aucun retrait n’a été officiellement annoncé ou confirmé dans les zones contrôlées par l’AFC/M23.
Pendant ce temps, les affrontements continuent sur plusieurs fronts au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Kinshasa et Kigali se renvoient la responsabilité du blocage de la mise en œuvre de l’accord de paix signé à Washington.
Ce document fixe pourtant des engagements précis aux deux États. Le Rwanda doit notamment procéder à la levée de ses mesures de défense, un processus qui inclut le retrait de ses forces de l’Est de la RDC. En contrepartie, le gouvernement congolais s’est engagé à poursuivre les actions visant à neutraliser les FDLR, groupe armé rwandais considéré comme une menace par Kigali.
Mais un élément continue d’alimenter les interrogations : l’accord ne prévoit aucune sanction automatique contre la partie qui manquerait à ses engagements. Cette absence de mécanisme contraignant complique le suivi des promesses faites et laisse planer l’incertitude sur leur application effective.
À ce stade, l’échéance évoquée par Washington est dépassée sans évolution visible sur le terrain, tandis que les populations de l’Est de la RDC continuent de vivre au rythme des violences et de l’insécurité.
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