La situation sécuritaire reste préoccupante dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, où les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) poursuivent leurs attaques contre les populations civiles. En moins de trois jours, plus de vingt personnes ont été tuées lors de plusieurs incursions menées dans différentes localités, selon la société civile. Cette nouvelle vague de violences survient moins de vingt-quatre heures après une précédente attaque meurtrière enregistrée à Mangina et Mabalako, qui avait déjà fait plusieurs victimes.
Les assaillants se sont également livrés à des actes de destruction, incendiant des habitations et des motos avant de se retirer.
Nick Junior Vusindi, rapporteur de la société civile du territoire de Beni contacté par notre rédaction ce jeudi 16 juillet déplore une dégradation continue de la situation sécuritaire. Il estime que les rebelles sont en train de se redéployer du nord vers le sud du territoire dans le but de rejoindre leur ancien bastion de Manguredjipa.
« Les ADF font une migration du nord au sud de Beni. Ils veulent retourner dans leur bastion de Manguredjipa. C’est un sentiment de désolation. L’ennemi vient d’assassiner plus de vingt personnes en moins de trois jours. Il est regrettable de voir les ADF pénétrer jusqu’au centre de Beni, dans la commune de Mulekera, pour massacrer des citoyens, » a-t-il regretté.
Pour cet acteur de la société civile, ces attaques démontrent que les opérations conjointes menées par les FARDC et l’armée ougandaise (UPDF), bien qu’en cours, n’ont pas encore permis de neutraliser la menace. Il appelle les deux armées à intensifier les offensives afin de démanteler durablement les positions des rebelles.
La répétition de ces attaques relance les inquiétudes sur la sécurité des populations dans le territoire de Beni, malgré les efforts militaires engagés depuis plusieurs années contre les groupes armés.
Face à cette recrudescence des violences, la société civile exhorte les autorités congolaises et les forces engagées dans les opérations conjointes à renforcer les dispositifs de protection des civils afin d’empêcher de nouveaux massacres.
David Aluta, (stagiaire)


