Sud-Kivu: “Des fonds conséquents sont alloués à la province pour la sécurisation de la population”, Le député Homer BULAKALI dans un débat d’echange organisé par AFEM

Sud-Kivu: “Des fonds conséquents sont alloués à la province pour la sécurisation de la population”, Le député Homer BULAKALI dans un débat d’echange organisé par AFEM

Allouer un fond nécessaire à la sécurité lors du vote du budget, est l’une des stratégies de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu pour résoudre l’insécurité dans la ville de Bukavu et sur l’ensemble de la province.

Propos de l’honorable Homer BULAKALI ce mardi 26 avril 2022 lors du dialogue d’échange organisé par l’Association des Femmes des Médias (AFEM) en partenariat avec INTERNEWS.

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Selon cet élu de Bukavu l’un des panelistes à ces assises, au cours de cet exercice budgétaire en cours les fonds secrets de recherche avaient été doublés pour s’assurer que le gouvernement provincial détient des moyens conséquents pour juguler activement l’insécurité en province.

Ces fonds sont entendus comme des dépenses qui correspondent à l’effort réalisé par une institution en matière de recherche scientifique, technique, de développement voire judiciaire.

A en croire le député de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) BULAKALI, bien que des comptes peuvent être exigés aux organes de tutelle à l’occurrence le ministère de l’intérieur en ce qui concerne la sécurisation de la population et ses biens, les élus font cependant face à plusieurs obstacles dans le suivi d’affectation des fonds secrets de recherche.

Il cite par exemple le caractère secret de ces fonds pour lesquels l’affectation ne mérite pas un suivi sinon il cesse d’être secret comme indiqué.

Au 2ème niveau, le problème de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Pour lui, les élus n’ont pas le pouvoir de demander des comptes à l’organe judiciaire. Les malfrats sont parfois ainsi attrapés, présentés aux instances judiciaires et ensuite relâchés sans que leurs cas ne soient justement suivis. Difficile pour eux de faire un suivi au près de ce pouvoir.

Il s’agit aussi du manque de collaboration entre les élus et la police. Dans leurs actions de suivi faites publiquement, ces représentants du peuple se sentent parfois menacés par la police au lieu que celle-ci les encadre dans ces démarches de recherche de vérité pour l’intérêt public.

“Ces aspects et plusieurs autres d’ailleurs constituent un frein des élus dans les actions de recherche de la sécurité en province. Toute fois, nous gardons à l’esprit le travail que le peuple qui nous a donné mandat attend de nous et ne ménagerons d’aucun effort pour y répondre fidèlement.” Déclare Homer BULAKALI.

Prenant la parole le colonel KILEY BITUKA Émile commissaire supérieur principal à la Police Nationale Congolaise (PNC), affirme que la situation sécuritaire en province est relativement calme mais toujours alarmante.

Ce chef de département de la sécurité publique dit faire face à plusieurs obstacles dans la sécurisation de la population et ses biens. Il fait notamment allusion à la logistique (véhicule, entretien,carburant), la communication (nombre d’appareils, qualité, efficacité) ainsi que les équipements et autres matériels (tenues, bottines).

Au delà de ces défis, KILEY dit qu’il existe plusieurs causes de l’insécurité qui devaient essentiellement nécessiter l’implication des parties prenantes concernées pour l’éradication complète de ce problème d’insécurité.

Causes endogènes, L’exode rural dû à l’insécurité dans les territoires, La pauvreté et le chômage, La circulation des armes légères et la criminalité urbaine en référence notamment au phénomène “Maibobo”.

Causes exogènes, La proposité des frontières (manque des matériels spéciaux de surveillance), Le manque de mécanisme d’identification et contrôle des étrangers qui s’infiltrent en province.

Pour sa part Néné BINTU vice présidente du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, affirme que son organisation s’implique activement dans la conscientisation de la population pour la dénonciation de tout cas d’insécurité. Elle parle aussi des plaidoyers, sensibilisation , alerte precoce et même assistance judiciaire que cette structure citoyenne mène en faveur des victimes de l’insécurité dans l’objectif de l’éradiquer complètement.

Noter cette rencontre s’est tenue dans la salle Célestine situé à Bukavu en commune d’Ibanda. Elle a été appuyée par l’agence suédoise de cooperation et de développement SIDA.

Joyce KALUMUNA

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La Rédaction JamboRDC

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