La recrudescence des découvertes de corps sans vie dans la ville d’Uvira (Sud-Kivu) continue d’alimenter les inquiétudes sur la dégradation de la situation sécuritaire. Après la découverte, ce lundi 13 juillet, d’un corps humain décapité au bord du lac Tanganyika, dans le quartier Kakombe, la coordination urbaine de la Société civile des compatriotes congolais (SOCICO-RDC) appelle les autorités à renforcer les mesures de sécurité et à diligenter des enquêtes pour identifier les victimes et leurs présumés auteurs.
Selon nos sources, le corps a été découvert dans la matinée de ce lundi 13 juillet à Kasenga, entre les avenues Maendeleo et Kivu, dans le quartier Kakombe, en commune de Mulongwe. Les circonstances de la mort de la victime restent inconnues.
Pour Yoshuwa Barika, coordinateur urbain de la SOCICO-RDC, la répétition des découvertes de corps sans vie dans différents quartiers d’Uvira est préoccupante. L’organisation condamne cet énième cas qui selon lui, témoigne de la dégradation de la situation sécuritaire dans la ville.
Il estime qu’une enquête approfondie est indispensable pour établir les circonstances de ce crime, identifier la victime et retrouver les auteurs.
« Les services compétents doivent tout mettre en œuvre pour que la lumière soit faite sur ce dossier et que les responsables répondent de leurs actes devant la justice, » a-t-il déclaré.
Au-delà de l’enquête, la SOCICO-RDC recommande également le renforcement des patrouilles le long des rives du lac Tanganyika. Elle invite les jeunes, les pêcheurs et les commerçants à redoubler de vigilance, notamment en évitant de fréquenter seuls les abords du lac aux premières heures de la matinée et tard dans la soirée.
L’organisation exhorte enfin les autorités à prendre des mesures urgentes pour enrayer la recrudescence des découvertes macabres à Uvira et restaurer un climat de sécurité au sein de la population.
Elvine CIZA


