À l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones (JIPA), célébrée le 9 août, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) réaffirme son engagement en faveur du respect, de la protection et de la promotion des droits des peuples autochtones pygmées en République démocratique du Congo.
Cette année, la JIPA est placée sous le thème : « Rendre hommage aux sages-femmes autochtones : préserver la vie et le bien-être ». Selon le BCNUDH, cette thématique met en lumière le rôle essentiel joué par les sages-femmes autochtones dans la préservation de la vie, la santé maternelle et infantile, mais aussi dans la transmission des savoirs traditionnels liés au bien-être des communautés.
Dans de nombreuses communautés autochtones pygmées de la RDC, ces femmes constituent des actrices importantes de la santé communautaire. Elles accompagnent notamment les femmes enceintes, les mères et les nouveau-nés, tout en contribuant à la préservation d’un patrimoine culturel et de connaissances ancestrales qui, selon le BCNUDH, méritent d’être reconnus, protégés et valorisés.
Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme rappelle également l’adoption de la Loi n°22/030 du 15 juillet 2022 portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées, présentée comme une avancée importante dans la lutte contre les discriminations, l’exclusion sociale et les inégalités auxquelles ces communautés sont confrontées.
Quatre ans après la promulgation de cette loi, le BCNUDH estime toutefois urgent d’accélérer sa mise en œuvre effective, notamment à travers l’adoption des mesures d’application nécessaires, l’allocation de ressources adéquates et le renforcement des capacités des institutions chargées de son application.
L’organisation onusienne souligne que les peuples autochtones pygmées continuent de faire face à plusieurs défis, notamment en matière d’accès à la terre et aux ressources naturelles, à la justice, à l’éducation, à la santé, aux documents d’état civil et à la participation aux décisions qui les concernent.
Le BCNUDH relève également que certaines activités économiques, les projets d’exploitation des ressources naturelles ainsi que certaines initiatives de conservation de la biodiversité continuent d’avoir des répercussions importantes sur les terres, les moyens de subsistance et les modes de vie des communautés autochtones.
Dans ce contexte, le BCNUDH encourage les entreprises à intégrer les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme dans leurs activités. Il les appelle notamment à réaliser des évaluations d’impact sur les droits humains, à mettre en place des mécanismes de recours accessibles et à mener des consultations significatives avec les communautés concernées, dans le respect du consentement libre, informé et préalable.
Le BCNUDH appelle enfin à un engagement renouvelé de l’ensemble des acteurs en faveur de la protection des droits des peuples autochtones pygmées, estimant que cet engagement est indispensable à la construction d’une société plus juste, inclusive et respectueuse de la dignité humaine.
Juvénal MUTAKATO


