Le Centre de traitement Ebola (CTE) de Nyakunde, dans le territoire d’Irumu (Ituri), a été incendié mercredi 15 juillet, au terme d’une série de violences survenues autour de cette structure sanitaire. L’incident, qui intervient en pleine résurgence de la maladie à virus Ebola, suscite des inquiétudes sur la continuité de la prise en charge des patients.
D’après plusieurs sources locales, les tensions ont éclaté après le décès d’une femme enceinte admise dans ce centre. Dans ce climat de vive émotion, un présumé membre de la milice Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC) aurait été abattu par un militaire des FARDC chargé de la sécurité du site.
La situation s’est rapidement détériorée. Des personnes en colère ont pris pour cible le Centre de traitement Ebola avant d’y mettre le feu.
Les installations ont été entièrement consumées, interrompant les activités de prise en charge des malades et fragilisant davantage la riposte contre l’épidémie dans cette partie de l’Ituri.
Cité par la Radio Moto, Christophe Munyanderu, coordonnateur de l’Association pour la promotion des droits des enfants et des femmes vulnérables (APDEF), affirme que trois membres de la milice FPIC ont trouvé la mort au cours de ces incidents, parmi lesquels le commandant connu sous le nom de « Chini ya Kilima ».
Selon lui, ce dernier était intervenu pour tenter de calmer les jeunes impliqués dans les violences lorsqu’il a été mortellement atteint par balle, en compagnie de ses gardes du corps.
À ce jour, aucune communication officielle n’a permis de préciser le sort des patients qui étaient hospitalisés au moment de l’incendie. Les autorités sanitaires n’ont pas non plus indiqué si ces derniers ont été transférés vers d’autres structures de santé.
Alors que l’Ituri fait face à une nouvelle flambée d’Ebola, cet incident risque de compliquer davantage les efforts de riposte. Les autorités provinciales et les services de sécurité sont attendus pour faire la lumière sur les circonstances de ces violences et présenter les mesures envisagées afin d’assurer la continuité de la prise en charge des patients.
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