La province de la Tshopo est désormais comptée parmi les zones affectées par l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Deux cas de maladie à virus Ebola ont été confirmés dans la ville de Kisangani, chef-lieu de cette province.
Ces nouveaux cas constituent les premiers enregistrés dans la Tshopo depuis le début de la 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée le 15 mai dernier en province de l’Ituri.
Selon l’Institut national de santé publique (INSP), l’un des patients confirmés présente un lien épidémiologique avec la zone de santé de Nia-Nia, l’un des principaux foyers de l’épidémie en Ituri. En revanche, l’origine de l’infection du deuxième patient n’a pas encore été établie.
Cette nouvelle évolution préoccupe les autorités sanitaires, alors que l’épidémie était jusque-là concentrée dans trois provinces de l’Est de la RDC : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
L’apparition de cas à Kisangani représente un nouveau défi en raison du poids démographique et de l’importance de cette ville comme carrefour de transport, notamment fluvial.
Face à cette situation, le ministère de la Santé et les équipes de riposte ont renforcé les mesures de surveillance, de prise en charge des cas et de prévention afin d’éviter une propagation du virus dans la communauté.
Par ailleurs, le Sud-Kivu sera retiré de la liste des provinces touchées après 42 jours sans nouveau cas positif actif, conformément aux critères de surveillance épidémiologique.
Depuis le début de cette 17ᵉ épidémie, la RDC a enregistré 1 759 cas confirmés de maladie à virus Ebola, dont 600 décès, soit un taux de létalité estimé à 34,1 %.
Les autorités sanitaires appellent la population à maintenir la vigilance et à collaborer avec les équipes médicales pour limiter la propagation de la maladie.
David Aluta (stagiaire)


