À l’occasion de la Journée internationale de la justice, célébrée le 17 juillet, des acteurs du secteur judiciaire au Sud-Kivu ont lancé un appel aux autorités congolaises pour renforcer la protection de la vie humaine et promouvoir des solutions pacifiques aux conflits qui secouent l’Est de la République démocratique du Congo.
Pour ces professionnels du droit, une justice efficace ne peut s’épanouir dans un contexte marqué par l’insécurité et le dysfonctionnement de plusieurs juridictions.
Ils estiment que le respect des droits fondamentaux, notamment le droit à la vie, demeure la condition essentielle pour bâtir un véritable État de droit.
Joint par notre rédaction, le défenseur judiciaire Faustin Banyanga rappelle que l’article 16 de la Constitution congolaise consacre le caractère sacré de la personne humaine. Il plaide pour une meilleure protection des victimes des conflits armés, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, du crime d’agression et du génocide.
« Vivre sans justice, c’est vivre dans l’inquiétude permanente. La justice permet aux plus faibles de se sentir protégés face aux plus forts. Sans elle, c’est la loi de la jungle qui s’impose, » affirme-t-il.
Ce professionnel du droit a également rendu hommage aux nombreuses victimes des violences dans l’Est de la RDC. Il appelle les autorités à privilégier le dialogue et les mécanismes pacifiques de règlement des différends afin de restaurer durablement la paix et permettre à la justice de jouer pleinement son rôle.
Instituée en référence à l’adoption du Statut de Rome le 17 juillet 1998, la Journée internationale de la justice rappelle chaque année l’importance de la justice pénale internationale dans la lutte contre l’impunité et le soutien aux victimes des crimes les plus graves.
Alors que les conflits persistent dans l’Est de la RDC, cette Journée internationale de la justice rappelle que la protection des civils, le respect des droits humains et la lutte contre l’impunité demeurent des conditions essentielles pour une paix durable.
Leatitia Matabaro (stagiaire)


