La Coalition C64 réaffirme sa détermination à organiser sa marche pacifique le mercredi 22 juillet 2026 à travers la République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié le 16 juillet, cette plateforme de l’opposition dénonce l’annonce d’une manifestation de l’Union sacrée de la Nation (USN) à la même date, qu’elle considère comme une tentative d’entraver l’exercice des libertés publiques.
La coalition rappelle avoir régulièrement notifié cette manifestation aux autorités compétentes depuis le 6 juillet 2026, conformément aux dispositions légales en vigueur. Elle précise également que les itinéraires officiels ont été rendus publics afin de permettre à la population de s’organiser et d’éviter toute confusion.
Pour les responsables de la C64, leur mobilisation demeure exclusivement pacifique. Ils mettent toutefois en garde contre toute tentative de perturbation, estimant que les auteurs d’éventuels incidents devront en assumer l’entière responsabilité.
« Nous réaffirmons notre engagement à mener une marche pacifique dans le respect de la Constitution et des lois de la République, » insiste la coalition dans son communiqué.
Cette prise de position intervient après l’annonce par le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, André Mbata, de l’organisation d’une marche des partis de la majorité présidentielle, également prévue le 22 juillet.
Une coïncidence que la C64 interprète comme une volonté de faire obstacle à sa manifestation.
Face à cette situation, la plateforme appelle les autorités administratives et les services de sécurité à garantir la protection de tous les manifestants, sans discrimination, et à veiller au respect des droits fondamentaux consacrés par la Constitution.
La perspective de deux manifestations concurrentes le même jour dans la capitale fait naître des inquiétudes quant à d’éventuelles tensions.
Le rendez-vous du 22 juillet constituera ainsi un test pour les autorités, attendues sur leur capacité à préserver l’ordre public tout en garantissant la liberté de manifestation, pilier de l’État de droit.
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