Le groupe armé AFC/M23 réclame au gouvernement congolais la libération des personnes encore détenues pour leurs liens présumés avec le mouvement. Cette demande intervient après le transfert, le 7 août à Bunagana dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, de 15 personnes libérées par Kinshasa, dans le cadre du processus de paix de Doha.
Dans un communiqué publié le 8 août et exploité ce lundi par notre rédaction, l’AFC/M23 indique que ces personnes ont été transférées avec la facilitation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), après leur passage par l’Ouganda. Elles provenaient notamment des prisons de Makala et de Ndolo, ainsi que du cachot de l’Agence nationale de renseignements (ANR).
Selon le mouvement, 9 des 15 personnes transférées figuraient sur une liste de 768 détenus qu’il affirme avoir transmise à la médiation. Les six autres personnes ne figuraient pas sur cette liste.
Le communiqué affirme qu’elles auraient été arrêtées notamment au Katanga, en Ituri et à Kinshasa. Parmi elles figure un ressortissant ougandais que le mouvement affirme n’avoir aucun lien avec son organisation.
Pour l’AFC/M23, ces libérations constituent un geste encourageant, mais restent insuffisantes au regard des engagements pris dans le cadre du protocole sur la libération des prisonniers.
Le mouvement demande ainsi à Kinshasa de transmettre la liste complète et actualisée des détenus encore en attente de libération, mais aussi de présenter un calendrier précis de leur libération effective.
L’AFC-M23 affirme également avoir mis à la disposition du CICR plusieurs milliers de soldats et combattants de la coalition gouvernementale, notamment des FARDC et des Wazalendo, pour leur transfert vers Kinshasa. Il accuse cependant les autorités congolaises de refuser de les reprendre.
Dans son communiqué, le mouvement réaffirme son attachement au processus de paix de Doha et appelle Kinshasa à respecter les engagements pris, notamment ceux liés au cessez-le-feu et à la libération des prisonniers.
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