Ce qu’il faut retenir du forum sur la paix et la cohésion sociale clôturé à Bukavu ce mercredi 15 Novembre

Le forum sur la paix, la cohésion sociale et la prévention des conflits électoraux a eu lieu du 13 au 15 novembre 2018 au Réseau d’innovation organisationnel, RIO, Centre régional de paix à Bukavu.

La rédaction centrale de Jambordc.info vous propose le condensé tel que rendu par Jean Christostome Kijana, Président de la Nouvelle dynamique de la société civile, NDSCI à la fin de ces assises.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« Au cours de ces assises, des représentants de différentes organisations de la Société civile et des communautés ethniques et tribales du Sud Kivu, ainsi que d’autres couches en général, les femmes et autres groupes marginalisés aux cotés des autorités tant du niveau provincial, nationales que régional, ont échangés sur les différents sujets qui rentre dans le cadre du thème principal dudit forum.

Pour la première journée portant sur la sécurité et la cohésion sociale, trois thèmes ont été développés à savoir : sécurité et protection des populations dans un Sud Kivu post conflit, problématique des groupes armés au Sud Kivu, engins et perspectives pour la paix au Sud Kivu, la problématique des conflits fonciers, miniers et du pouvoir traditionnel face à l’enjeu de la cohésion sociale dans la province du Sud Kivu.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Pour la deuxième journée consacrée au panel sur la gouvernance participative et d’intégration des femmes et d’autres groupes marginalisés, relations transfrontalières, et sur la prévention de conflits électoraux ; plusieurs thèmes ont orientés le débat et l’échange entre participants.

C’est notamment : le processus électoral en RDC, le rôle des acteurs politiques dans la consolidation de la paix pendant le processus électoral, le pouvoir local d’une part et confessions religieuses d’autres part, rôle à jouer dans la prévention des conflits électoraux et la consolidation de la paix ainsi que les médias  et la prévention des conflits.

Pour tous les thèmes de différents panels, l’ambiance qui a régnée dans des débats et échanges a été de nature à monter l’intérêt de la population du Sud Kivu à vivre dans un climat de paix, de sécurité et de gouvernance sociale ainsi que l’exigence d’une bonne gouvernance dans tous les secteurs de la vie de la province du Sud Kivu, dans le domaine foncier, commercial, industriel, migratoire, minier, administratif, politique, judiciaire, etc.

En outre, un accent a été réservé à la question de l’agriculture, la mise en place d’une Armée républicaine et puissante œuvrant pour le maintien de la paix et de la sécurité de notre Etat, une Police nationale qui protège les personnes et leurs biens.

Les participants ont unanimement dénoncé les tracaceries dues aux barrières et aux taxes illégales sur toute l’étendue de la province du Sud Kivu.

Les participants ont dénoncé la menace à la paix, à la stabilité et à la sécurité dans la province du Sud Kivu parlant des drames qui se déroulent à Nindja, Bijombo et dans plusieurs autres coins de la province où règnent les groupes armés, l’errance da la population abandonnée à leur triste sort humanitaire ainsi que les cas d’enlèvements et kidnapping.

Ainsi, les participants ont formulés plusieurs recommandations et engagements qui sont respectivement coulés dans le rapport final et dans l’acte d’engagement des présentes assises suivant les commissions ci-après : Parlementaires et Ministres, Organisations de la société civile dans sa diversité droit de l’homme et développement, Groupe des personnes marginalisées, Organisations féminines, Autorités locales et coutumières (Bami, Chefs de groupements, Administrateurs des territoires, Bourgmestres et Maire de la ville), Services de sécurités (ANR, Armée, Direction générale des migrations), Medias, Confessions religieuses, Partis politiques et Jeunesse ».

Ce forum a été organisé par le Cadre provincial de plaidoyer pour la paix et la cohésion social et a été financé par l’Agence américaine d’aide au développement international, USAID.

Théophile Ombeni

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