Bukavu : persistance de la pénurie d’eau, la société civile invite les parties prenantes à une séance ce vendredi

La carrence en eau potable de la REGIDESO persiste dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu et la population se plaint de ce manque criant de cette denrée vitale depuis plusieurs semaines maintenant. Ce qui oblige à certaines familles de se diriger vers les bornes fontaines de routine ou encore vers le lac Kivu pour s’approvisionner en eau.

Jours et nuits, des enfants, adultes sillonnent les rues et avenues dans les trois communes à la recherche de l’eau potable, qui ne coule pas dans les robinets depuis plusieurs mois.

Cette pénurie d’eau s’observe même dans les quartiers périphériques du centre ville, c’est notamment dans les avenues de la commune de Bagira.

Les habitants interrogés ce jeudi 29 février par un de nos reporters affirment qu’ils font des kilomètres jusqu’au lac et à la rivière Ruzizi voire même dans les villages environnants la ville de Bukavu pour s’approvisionner en eau potable.

La situation s’est empirée il y a quelques jours, après que la REGIDESO, direction provinciale ait communiqué ce 24 février, sur les travaux de maintenance sur sa tuyauterie.

Face à la situation déplorable, le bureau de coordination de la société civile à travers sa vice-présidente Néné Bintu indique que les conséquences dans les ménages à ce jour sont incalculables suite à cette pénurie d’eau.

“La carrence en eau potable provoque des infections urinaires dont sont victimes les femmes et jeunes filles, les maladies hydriques, les viols et autres abus sexuels auxquels sont exposées les femmes et jeunes filles qui partent très tôt le matin ou la nuit à la recherche de cette denrée vitale,” écrit Néné Bintu dans un communiqué publié ce jeudi.

Malgré cette situation, Néné Bintu regrette de constater que la REGIDESO oblige ses abonnés à payer des factures, encore exorbitantes.

De ce fait, le bureau de coordination de la société civile invite ainsi les organisations des consommateurs, la délégation de la REGIDESO, ses noyaux communaux, la Société congolaise de construction (SOCOC) à une séance qu’elle organise ce 1 Mars à partir de 14 heures, pour réfléchir et trouver une solution à cette situation devenue un calvaire aux paisibles citoyens.

Gabriel ACIRHUSHOKOLIRE

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