Le lavage des mains est une pratique essentielle et une mesure de santé publique pour lutter contre les maladies des mais sales et hydriques (choléra, typhoïde). Ce 5 mai, les acteurs de la santé à Bukavu (Sud-Kivu) ont appelé la population à adopter le lavage régulier des mains comme mesure essentielle de prévention contre de nombreuses maladies.
Cet appel met en lumière l’importance de ce geste simple pour la santé publique.
Mais pour se faire, la disponibilité de l’eau s’avère également cruciale. Selon les Nations-Unies, la disponibilité de l’eau est bien en dessous de la croissance démographique, et la moitié de la population mondiale est déjà confrontée à une grave pénurie d’eau au moins un mois par an. De plus, le changement climatique ne fait qu’empirer la situation.
À Bukavu, une ville où l’accès à l’eau potable reste un défi dans plusieurs quartiers, les professionnels de santé insistent sur le fait que le lavage des mains demeure un moyen à la fois accessible et efficace pour protéger les communautés contre les infections.
Selon Jean-Claude Rusanga, se laver les mains avec de l’eau propre et du savon permet de réduire considérablement la transmission des maladies.
Il souligne qu’il est particulièrement important de se laver les mains avant de préparer les repas, avant de manger et après toute activité pouvant exposer à des microbes. Il met également en garde contre les risques liés au non-respect de cette pratique, notamment les maladies hydriques, souvent très contagieuses et dangereuses pour la population.
Face à cette situation, les autorités sanitaires ainsi que les organisations locales intensifient les campagnes de sensibilisation. Elles encouragent la population à intégrer le lavage des mains dans les habitudes quotidiennes.
Par ailleurs, elles appellent au renforcement des dispositifs d’hygiène dans les écoles, les marchés et les lieux publics, soulignant qu’au-delà d’un simple geste, le lavage des mains constitue une barrière essentielle contre les maladies et un levier important pour la protection de la vie humaine.
Merci Byamungu


