La situation sécuritaire demeure préoccupante dans les territoires de Fizi, Mwenga et Shabunda en province du Sud-Kivu. Selon un rapport de monitoring sécuritaire et des droits humains publié par le Bloc Amani, 412 cas de violations des droits humains y ont été documentés en avril 2026.
Le document consulté par notre rédaction ce mercredi 6 mai, indique que le territoire de Shabunda est le plus touché avec 184 cas, soit près de 45 % des incidents recensés. Il est suivi de Mwenga avec 136 cas et enfin celui de Fizi avec 92 cas.
Parmi les violations enregistrées figurent notamment des meurtres, des violences sexuelles, des arrestations arbitraires, des actes de torture, ainsi que des pillages et extorsions.
Le rapport souligne également une forte multiplication des barrières illégales, souvent accompagnées de paiements forcés imposés aux civils.
La situation est marquée par des affrontements entre groupes armés, des abus attribués à certains éléments armés, ainsi qu’une insécurité persistante affectant gravement les populations civiles.
Selon cette organisation, les conséquences sont lourdes notamment la restriction des mouvements, paralysie des activités socio-économiques, traumatisme collectif, et déscolarisation des enfants.
Face à cette situation, le mouvement citoyen appelle les autorités congolaises à renforcer la protection des civils, à démanteler les barrières illégales et à sanctionner les auteurs des abus. Il invite également les partenaires humanitaires à intensifier l’assistance aux victimes, notamment les survivantes de violences sexuelles.
Elvine CIZA


