Bukavu : Plusieurs enfants sont obligés à prendre en charge leur scolarité (Témoignages)

Plusieurs enfants de la ville et des territoires sont considerés comme une main d’oeuvre pour leur familles. Certains se charge des fournitures scolaires en cette période des préparatifs de la rentrée scolaire, d’autres ne savant pas le chemin de l’école car ils doivent se battre pour la survie de leurs familles.

Selon un constat de la rédaction ce jeudi 30 septembre 2021, la majorité des enfants issus des familles démunies, pratique le commerce de tout genre, travaillent dans des restaurants, des maisons de tolérance et sur des chantiers de construction.

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“ je repond au nom d’Albert, j’ai 12ans et ma petite soeur en a 10. Nous vendons des beignets car nous devons aider nos parents à nous donner à manger et à nous faire étudier. Nos parents sont pauvres. Si on ne le fait pas donc on ira pas aussi à l’école”, s’exclame Albert.

De loin, nous apercevons un jeune avec un carton d’eau sur la tête. Il nous dit que lui c’est Amani et il est orphelin de père et de mère. Il est l’ainé d’une famille de 5 enfants.

“ j’ai 16ans et il y’a deux ans que j’ai perdu mon père et une année après ma mère l’a rejouit. Depuis, notre vie a changé car mes frères et moi devons vivre. Chacun fait ce qu’il peu de son coté et le soir, on met ensemble ce qu’on a trouvé. Moi je vend de l’eau et cela me permet de payer mes études et subvenir à d’autres besoins de la famille. Cette activité je la fait même pendant que j’étudie c’est à dire après le cour je reprend mon carton d’eau et je sillone”, nous relate Amani.

Visiblement, la situation des enfants dans la République Démocratique du Congo en général et au Sud-Kivu en particulier, est très critique.

« Moi je vis du commerce des arachides qui me permet à chaque vacance d’acheter les cahiers et l’uniforme. Je ne vis pas dans la ville de Bukavu mais dans le territoire de Kabare et chaque matin je me réveille à 5 heures pour venir écouler ma marchandise et le soir je rentre chez moi », laisse entendre Murhula, un autre enfant vendeur.

Face à cette situation, un dilemme difficile à résoudre persiste. Les droits des enfants montrent que la place de l’enfant c’est à l’école et non dans le commerce ou autres travaux. Mais d’in autre côté, suite à la réalité de la vie avec la pauvreté qui éclabousse les parents, les familles nombreuses où tous les enfants doivent étudier mais dont leurs parents sont soit décédés soit démunis, la grande question qui reste en suspend c’est “QUOI FAIRE?”.

La réponse à cette question est la lumière qui viendra sauver ces enfants qui ont droit à étudier sans plusieurs gymnastiques.

Natasha Balegamire et Gertrude Shabani

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