Bilan marches 31 décembre et 21 janvier : « 14 morts, 65 blessés, 40 cas d’arrestations, tortures…10 cas d’extorsion…» Mushobekwa


Samedi 10 mars, la commission d’enquête mixte sur les répressions sanglantes des manifestations pacifiques du 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018, a via sa présidente Marie-Ange Mushobekwa et son rapporteur Georges Kapiamba, procédé à la présentation devant la presse, du rapport de l’enquête dont les travaux avaient commencés du 05 février au 10 mars de l’année en cours.

A en croire, Marie-Ange Mushobekwa qui est également ministre des droits humains, ce rapport a été élaboré sur base de 122 victimes et ayants droits ainsi que témoins auditionnés uniquement dans la ville de Kinshasa.

« il mentionne 14 morts, 65 blessés, 40 cas d’arrestations, détentions, tortures et traitements cruels, inhumains et dégradants ainsi que 10 cas d’extorsion et vols à mains armées. Dans le souci de protéger les victimes, ayant-droits et témoins, le présent rapport n’a pas repris leurs identités », a-t-elle dit.
Et d’ajouter, « ces éléments sont contenus dans le rapport qui sera transmis au ministre de la justice et garde des sceaux pour des poursuites judiciaires ».

Marie-Ange Mushobekwa a émis le vœu de voir ce rapport contribuer à la lutte contre l’impunité ainsi qu’au respect, à la protection et à la promotion des droits de l’homme en RDC.

« la CEM 3121 souhaite que ce rapport constitue une base d’enquêtes judiciaires à l’encontre des présumés auteurs et complices des violations et atteintes des droits de l’homme en vue de contribuer à la lutte contre l’impunité en RDC », a dit Mushobekwa.

A la question de savoir pourquoi les enquêteurs n’ont pas enquêté sur les répressions de la marche du 25 février 2018, la ministre de droits humains a expliqué que selon son arrêté ministériel, cette commission avait reçu pour mission d’enquêter sur les événements du 31 décembre et 21 janvier.
« quand la commission a été créée, on ne savait pas que le 25 février il y aurait une autre marche…», a-t-elle indiqué.

La commission d’enquête mixte, CEM 3121, était composée de :
– 5 délégués du ministère des droits humains;
– 2 délégués du ministère de la justice et garde des sceaux;
– 3 délégués de la CNDH;
– 6 délégués de la société civile;
– 1 délégué du BCNUDH ( membre observateur );
– 1 délégué du Bureau de liaison de l’UA ( membre observateur ).

7sur7.cd

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