Des familles dans un camp de déplacés à l’Est de la RDC, en janvier 2003. Photo Don John Bompengo
Des cas suspects de choléra, de rougeole et de paludisme, ainsi que des problèmes de malnutrition, affectent les habitants de Ziralo, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), déplacés et actuellement installés à Walowalwanda, dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu). Leur situation sanitaire est aggravée par les conditions de vie précaires et le manque d’assistance humanitaire, a alerté ce jeudi 8 octobre, Katabana Monde, infirmier titulaire du centre de santé de Matutira.
Dans un entretien accordé à Jambo, cet infirmier explique que ces familles déplacées sont confrontées au manque de nourriture et d’eau potable, à l’insuffisance d’abris adaptés ainsi qu’au manque de toilettes hygiéniques.
La prise en charge des malades reste également difficile. Les structures sanitaires délocalisées dans les zones d’accueil manquent de médicaments, de matériel médical et de locaux appropriés pour répondre aux besoins des déplacés.
Selon Katabana Monde, des décès sont enregistrés dans les différents lieux d’accueil. Les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les personnes âgées figurent parmi les catégories les plus touchées.
Face à cette situation, il appelle les organisations humanitaires à renforcer leur assistance aux familles déplacées, notamment dans les domaines de la santé, de l’alimentation, de l’accès à l’eau potable et de l’hébergement.
Par ailleurs, quatre structures sanitaires de Ziralo bénéficient de kits de prise en charge des survivantes de violences sexuelles, grâce à l’appui de Médecins Sans Frontières Espagne. Cette intervention fait suite aux alertes des associations féminines locales et aux démarches des infirmiers, avec l’accompagnement de la zone de santé de Bunyakiri.
Nelson KITUMAINI


