La communauté Banyamulenge vivant aux États-Unis d’Amérique alerte dans une correspondance adressée au président américain (Donald Trump) ce 17 janvier 2026, sur une situation jugée « extrêmement grave » concernant leurs membres résidant dans l’Est de la République démocratique du Congo, particulièrement à Uvira et Minembwe (Sud-Kivu).
Dans une lettre adressée au président des États-Unis, présenté comme médiateur entre la RDC et le Rwanda, la communauté Banyamulenge, reunissant «Banyamulenge Mutualiy-Ubumwe, BM-U), dénonce ce qu’elle qualifie de tentative de déportation collective de leur communauté d’Uvira vers le Rwanda.
Selon le document parvenu à notre rédaction ce dimanche 18 janvier, des émissaires rwandais auraient réuni les membres de cette communauté à l’église méthodiste Nyamanda à Uvira, où un ultimatum aurait été donné pour quitter le territoire le 18 janvier 2026 à 10 heures, sous prétexte que leur sécurité serait menacée par les Wazalendo et l’armée burundaise.
La BM-U rejette cette version et parle plutôt d’une manœuvre de propagande visant à justifier une déportation forcée, allant jusqu’à évoquer un risque de « génocide » si aucune mesure urgente n’est prise.
« Nous, membres de la Mutualité des Etats-Unis, BM-U, condamnons cette propagande du Rwanda qui a pour vrai motif : la Déportation de tous les Banyamulenge vers le Rwanda, sinon leur imposé un Génocide et enfin brandir devant la communauté internationale que ce sont des Wazalendo et le gouvernement du Burundi qui en sont responsables,» peut-on lire dans cette correspondance.
De ce fait, cette organisation alerte la présidence des États-Unis et toute la communauté internationale en générale que la communauté Banyamulenge «est aux aguets du génocide initié par le Rwanda » et demande que « des mesures urgentes soient prises afin de protéger la communauté Banyamulenge d’Uvira, Minembwe et partout dans les provinces occupées par l’envahisseur».
Le document signé par Me Emile Muhizi Ndatabaye, présenté comme président de la communauté Banyamulenge des États-Unis et Justin Ruhorimbere, vice-président, n’a jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités congolaises, rwandaises ou américaines concernant ces accusations.
Joseph Manegabe


