(FILES) In this file photo taken on May 25, 2022 A Congolese army pick up carrying trooops heads towards the front line near Kibumba in the area surrounding the North Kivu city of Goma during clashes between the Congolese army and M23 rebels. - DR Congo and Rwanda have agreed to a "de-escalation process" following weeks of rising tensions over rebel fighting in Congo's east, the Congolese presidency stated on July 6, 2022. The DRC has blamed Rwanda for backing the M23 militia, which has surged in the central African country's volatile east in recent weeks. The Rwandan government has repeatedly denied the accusation. The leaders of the neighbouring countries agreed to calm tensions after meeting in Angola's capital Luanda on July 6, 2022. (Photo by Arlette Bashizi / AFP)
Après avoir été sommée de quitter la République démocratique du Congo(RDC) avec son contingent de la MONUSCO, l’Organisation des Nations Unies(ONU) soutient désormais que l’armée rwandaise fait partie de ceux qui déstabilisent l’Est de la RDC.
L’affirmation est du groupe d’experts de l’ONU après plusieurs enquêtes menées. Ces analyses ont donné lieu à un rapport publié le mercredi 3 Août 2002 par ces experts et accuse directement l’armée rwandaise d’avoir mené des attaques armées au pays de Lumumba.
Ces experts précisent que l’armée rwandaise a lancé des interventions militaires contre des groupes armés congolais et des positions des Forces armées congolaises depuis novembre 2021 et jusqu’en juin 2022.
Dans ce document des experts, le régime de Paul Kagame est accusé d’avoir fourni des renforts de troupes au M23 pour des opérations spécifiques, en particulier lorsque celles-ci visaient à s’emparer de villes et de zones stratégiques.
Ces accusations coïncident ainsi avec la position des autorités congolaises qui ne cessent de pointer du doigt le rôle néfaste de Kagame et son armée dans la déstabilisation de l’Est de la RDC.
Cependant, l’opportunité et le moment de la publication de ce rapport soulèvent des questionnements.
Ce rapport est tombé, 24 heures avant l’inhumation des congolais tués lors des manifestations dans la province du Nord-Kivu à l’Est de la RDC.
Patrick MAKIRO


