À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants célébrée chaque année le 12 juin, la Fondation Mère de l’humanité appelle à une prise de conscience collective face à ce fléau qui continue d’affecter des millions d’enfants à travers le monde. Selon cette organisation basée à Bukavu (Sud-Kivu), cette journée ne constitue pas seulement un moment de sensibilisation, mais représente avant tout un cri d’alarme et d’interpellation adressé à l’ensemble des acteurs de la société.
Maître Daniel Rugusha, membre de la Fondation Mère de l’humanité, rappelle que la République démocratique du Congo est signataire de plusieurs instruments internationaux protégeant les droits de l’enfant, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée en 1989.
Sur le plan national, il souligne que le Code du travail de 2002 interdit les pires formes de travail des enfants et fixe à 16 ans l’âge minimum d’admission à l’emploi. Ce texte proscrit également tout travail forcé ou dangereux pour les mineurs.
Tout en mettant en avant l’engagement de son organisation dans la promotion des droits de l’enfant, Me Daniel Rugusha rappelle que les enfants doivent être protégés contre toute forme d’exploitation.
Cependant, malgré l’existence de ces dispositions légales, des millions d’enfants continuent d’être privés de leur enfance et de leur dignité. Ils sont contraints de travailler dans les champs, sur les sites miniers, dans les marchés ou encore comme domestiques au sein des ménages.
« Comment rester silencieux lorsque des enfants sont exposés à des travaux dangereux qui compromettent leur santé, leur sécurité et leur avenir ? », s’interroge-t-il.
Face à cette situation, il interpelle les pouvoirs publics, les parents, les employeurs ainsi que l’ensemble de la société afin qu’ils respectent et fassent respecter les droits fondamentaux de l’enfant, tout en renonçant à toute forme de travail infantile.
Il invite enfin la communauté à privilégier l’éducation et le développement harmonieux des enfants afin de leur garantir un cadre familial protecteur et un environnement favorable à leur épanouissement.
Selon lui, offrir un milieu stable à un enfant, c’est contribuer à son développement psychologique et améliorer ses conditions de vie.
Pour cette édition, la communauté internationale a mis en avant le thème : « Carton rouge au travail des enfants : une enfance protégée, un travail décent pour les adultes ».
CIRHUZA MATABARO Laetitia et SALAMA Ilunga Jennifer (Stagiaires de l’UOB)


