Plusieurs organisations de défense des droits humains en République démocratique du Congo dénoncent un usage excessif de la force et réclament l’ouverture d’une enquête indépendante après les incidents survenus vendredi 12 juin aux abords du Palais du peuple à Kinshasa, lors du sit-in organisé par l’opposition.
C’est notamment le cas de la Voix des Sans Voix (VSV) qui, dans un communiqué publié vendredi, dénonce une répression « musclée, sanglante et disproportionnée ».
L’organisation fait état de plusieurs blessés et condamne également les actes de vandalisme visant notamment le siège de l’ECiDé, le parti de l’opposant Martin Fayulu.
La VSV s’interroge par ailleurs sur l’attitude des forces de sécurité, accusées d’être restées passives face à certaines violences. L’ONG réclame l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités.
De son côté, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) condamne « des actes de brutalité policière contre des citoyens » exerçant leurs libertés de réunion et de manifestation, garanties par la Constitution.
L’organisation demande la prise en charge des blessés, des sanctions contre les éventuels auteurs d’abus ainsi qu’un dialogue permettant l’expression démocratique des divergences politiques.
Ces organisations de la société civile appellent également les autorités à garantir les libertés publiques et à faire toute la lumière sur les violences qui ont émaillé cette manifestation contre le projet de réforme constitutionnelle initié par le pouvoir en place.
Elles insistent enfin sur la nécessité de mener une enquête indépendante, impartiale et transparente afin de faire la lumière sur les violences enregistrées lors de cette manifestation.
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