Le Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu déplore les attaques répétées contre les structures de l’église catholique de l’archidiocèse de Bukavu. Dans un document de dénonciation signé ce lundi 1er septembre par sa présidente, Maître Néné Bintu Iragi, cette structure dit avoir dénombré au moins 14 attaques, dont le dernier cas a eu lieu au couvent des prêtres non loin de l’hôpital de la FOMULAC-Katana dans le territoire de Kabare, la nuit du 28 août dernier.
Dans ce document exploité par notre rédaction, ces attaques perpétrées par des hommes en armes sont documentées dans l’intervalle d’une année, soit depuis février 2025. Le Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu dit qu’aucune raisons n’explique ces attaques.
Le document de dénonciation indique en outre, « qu’il s’agit comme par le passé à l’époque du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) de la volonté des ennemis de la paix de terroriser un peuple qui trouve encore consolation dans la prédication de la parole de Dieu et qui bénéficie sans distinction de sexe, de tribu, d’âge, de religion, des services sociaux de l’église catholique dans presque tous les secteurs de la vie».
Pendant cette période, les paroisses de Mwanda-Katana, de Murhesa, de Mumosho, de Nyantende, de Nyangezi et celle de Mugogo ont été la cible des bandits armés. Bien plus, les communautés des filles de Marie Reine à Nyangezi, de la sainte famille à Kabare, des filles de Marie à Buholo, le petit séminaire de Mugeri, ainsi qu’une tentative d’attaque à la paroisse de Ciriri, de Kadutu et de l’attaque de l’hôpital de Mukongola dans le territoire de Kabare et Walungu ont aussi étaient ciblés.
Appel au respect de la vie humaine
Face à cette situation, la société civile du Sud-Kivu invite l’administration rebelle à respecter la vie humaine et à ne pas faire de la paisible population sa cible pour montrer les enchères lors de différents dialogues et dont l’issue est presque connue: »la libération des prisonniers de guerre ayant commis de crimes graves d’où une compensation pour la commission de crimes et qui ne rassure pas les victimes et n’offre aucune garantie de non répétition de ces crimes dans l’avenir, le partage du pouvoir », etc.
Pour y parvenir, poursuit la société civile, elle ne doit pas jouer la carte de ceux-là qui ne veulent pas voir la RDC décoller. »Elle doit donc appelée à revoir toutes les mesures cavalières qui aggravent la souffrance de la population qui n’a que trop souffert et en tenir compte des besoins sociaux économiques de la population dans les négociations pour la paix et la cohésion sociale ».
Rédaction


