Les activités sont restées paralysées ce mardi 2 septembre dans la ville d’Uvira (Sud-Kivu), en signe de contestation contre l’arrivée du général de brigade Olivier Gasita, nommé commandant adjoint de la 33e Région militaire chargé des opérations et du renseignement.
Selon nos sources dans la ville d’Uvira, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) dits Wazalendo ont décrété une journée ville morte afin de protester contre l’arrivée du général Olivier Gasita.
Depuis son arrivée ce lundi, de vives tensions secouent Uvira. Selon plusieurs sources locales citées par une consœur (Joséphine Mungumbi), une partie de la population et les Wazalendo reprochent au général Gasita d’avoir laissé tomber la ville de Bukavu aux mains de l’AFC/M23 en février dernier.
Pour eux, sa prise de fonction à Uvira représente une menace : elle pourrait faciliter l’avancée des rebelles dans cette partie du Sud-Kivu, malgré la résistance conjointe des FARDC et des forces d’autodéfense locales.
Le général René Itongwa, l’une des figures des Wazalendo, cité par notre source, a déclaré que la grève générale resterait en vigueur jusqu’au départ du général Gasita. Il a précisé que ce dernier devrait être escorté « par les Wazalendo, les FARDC et les acteurs de la société civile » jusqu’au Burundi. D’autres sources précisent que le général serait rentré la même soirée du lundi au Burundi.
Notre source affirme que la tension a rapidement dégénéré. Dans la commune de Mulongwe, avenue Kakungwe, des coups de feu ont été tirés pour contraindre les conducteurs de tricycles et de motos à cesser toute activité. Deux civils auraient été blessés et transportés d’urgence à l’hôpital pour des soins appropriés.
Autour de cette controverse, le lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole du secteur opérationnel Sokola 2 Sud-Kivu, a rappelé que le général Gasita occupe légalement son poste.
« Il est depuis toujours commandant adjoint en charge des opérations et du renseignement de la 33ᵉ région militaire. S’il se trouvait à Kindu, c’était pour des raisons de service, » a-t-il affirmé à la presse locale.
Ces nouvelles tensions illustrent la profonde crise de confiance qui existe entre certains responsables militaires des forces loyalistes aux éléments Wazalendo dans un contexte marqué déjà par l’expansion du mouvement rebelle AFC/M2.
Cette situation nécessite une intervention urgente des autorités nationales et provinciales pour éviter un nouvel incident.
Rédaction


