Les jeunes sont appelés à s’impliquer dans la prévention des actes des violences faites aux femmes et filles, surtout en cette période de crise en province du Sud Kivu. Un appel lancé par Justin Cubaka, coordonnateur provincial de l’ONG Recherche sans Frontières en province, dans le cadre de la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes lancée ce 25 novembre.
Au cours de l’entretien accordé à un reporter de votre rédaction, ce jeudi 27 novembre, cet acteur social montre que les jeunes se trouvent presque partout et dans tous les domaines, occupant un grand nombre au sein de la communauté, et s’ils s’impliquent dans cette lutte, ça peut apporter un changement positif dans le respect de la dignité de la femme.
Pour lui, cette lutte ne peut être laisser aux institutions ou une couche sociale mais ça devrait être un engagement de tous, en disant « non » aux violences faites aux femmes et filles.
« La mobilisation collective, surtout des jeunes qui ont un grand rôle à jouer car ils sont souvent dynamique et presque partout dans la communauté, pour nous, nous croyons que lorsque les jeunes s’impliquent, la prévention et la sensibilisation peuvent devenir efficace. Aujourd’hui, mon message est clair, la lutte contre les VBG n’est pas seulement une affaire des institutions, non, c’est une affaire de chacun de nous. Que chacun de nous prenne conscience, surtout les jeunes qui ont un rôle à jouer pendant ces 16 jours,» a-t-il fait savoir.
Justin Cubaka, réaffirme la détermination de son organisation Recherche sans Frontières, à accompagner les survivantes de ces violences, tout en appelant à une prise de conscience et au respect des droits humains.
«Leur engagement peut sauver des vies et construire un avenir plus respectueux et paisible pour tous les citoyens. J’appelle tous les jeunes du Sud-kivu de se mobiliser pour barrer, sensibiliser, dénoncer et surtout soutenir les survivantes des VBG,» a-t-il poursuivi.
Il sied de rappeler que cette campagne va du 25 novembre au 10 décembre, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme, commémorée chaque année. Cette période est dédiée à la sensibilisation, au plaidoyer et au renouvellement de l’engagement collectif pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE


