Sud-Kivu : Dr Chirabagala, « Les associations féminines doivent parler des avantages de l’avortement médicalisé et cela en toute liberté »

Aujourd’hui, le record monte des filles et femmes qui pratiquant des avortements en cachette. Certaines d’entre elles perdent la vie et d’autres leurs utérus ne sont plus à mesure de supporter un fœtus, elles demeurent stériles. Le Docteur Chirabagala Paulin est révolté et demande aux organisations féminines de sensibiliser clairement sur les avantages liés à l’avortement médicalisé et cela sans tabou afin de sauver des vies.

De passage à Bukavu, en commune de Bagira pour une mission de travail, le médecin généraliste, Docteur Chirabagala Polin de la Clinique Santé Nouvelle située en territoire d’Uvira, à Kiliba Hondes, dans cet entretien nous a accordé, il  se révolte de plus en plus contre les avortements clandestins qui s’effectuent dans son entourage.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Lui-même étant plusieurs fois témoin de ces désastres occasionnés par des charlatans. Dans son intervention, il est contre ceux qui refusent de parler de l’avortement en public et d’en faire encore un sujet de tabou alors que des vies humaines sont en périls.

« Il est temps que les organisations féminines se saisissent sérieusement de cette question de l’avortement. Elles sont nombreuses, elles pèsent ici dans notre pays la RDC, elles doivent désormais mettre au premier plan cette préoccupation de grande importance du protocole de Maputo en son article 14, alinéa 2, c pour en faire faire une large sensibilisation pour sauver des vies », recommande-t-il.

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Chirabagala martèle en invoquant les conditions de ces femmes perdant leur vie, parce que tout simplement certaines personnes veulent faire la sourde oreille à un avortement médicalisé qui présente plus d’avantages. Il précise que les structures sanitaires habilitées à pratiquer l’avortement médicalisé ont un processus à suivre.

« lorsqu’il s’agit de la famille qui demande qu’il aille un avortement après une agression sexuelle ou un inceste, celle-ci doit signer un acte de consentement et la tâche revient au staff médical d’assoir le diagnostic pour un avortement médicalisé », renseigne-t-il.

Tirant ainsi sa conclusion, ce professionnel de santé demande aux structures sanitaires compétentes  d’agir avec souplesse pour un avortement médicalisé et décourager les avortements clandestins qui ôtent la vie à plusieurs femmes.

Anne Mushigo

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