RDC : Quatre axes prioritaires du gouvernement Bruno Tshibala

RDC : Quatre axes prioritaires du gouvernement Bruno Tshibala

Le gouvernement de Bruno Tshibala maintient quatre axes prioritaires sur lesquels sera focalisé sa mission jusqu’aux élections prochaines. Ce programme, dont copie à notre possession, sera présenté par le premier ministre au Parlement à la plénière de ce mardi 16 mai.

Selon ce document, le programme du gouvernement actuel s’inscrit clairement dans le cadre de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016 qui stipule que le gouvernement est appelé à accomplir, dans un délai très court, les 4 missions qui lui ont été assignées par les forces vives de la nation. Il s’agit :

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  1. D’œuvrer pour l’organisation des élections crédibles, libres, transparentes et apaisées dans les délais convenus ;
  2. D’arrêter la dégradation de la situation économique du pays ;
  3. D’améliorer les conditions de vie de la population ;
  4. De restaurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

 

  1. Des élections

Au sujet de l’organisation des élections dans les délais convenus, le gouvernement compte résoudre la question de la légitimité démocratique et du fonctionnement régulier des institutions de la République.

En voici quelques actions envisagées :

  • la mobilisation des ressources internes et externes nécessaire pour financer le budget des élections ;
  • La constitution d’une provision trimestrielle au profit de la CENI pour financer l’ensemble du processus électoral ;
  • L’exploration des voies et moyens de rationalisation du système électoral pour la réduction des  coûts des opérations ;
  • La détermination de l’impact technique et financier sur les élections et du mode de scrutin actuel et éventuellement envisager sa rationalité en instaurant un seuil d’éligibilité de 5% à 10 % ;
  • L’étude de faisabilité technique et la fiabilité du vote de la diaspora congolaise au regard de la grande dispersion de celle-ci aux quatre coins du monde, des coûts financiers et des délais courts prévus pour l’organisation des élections ;
  • D’éviter que l’aide matérielle et financière d’appoint qui viendrait des partenaires extérieurs pour l’organisation des élections ne  soit une occasion pour certains de s’ingérer dans les affaires intérieures de la RDC en violation des règles pertinentes de droit international et de la charte des Nations unies qui protège la souveraineté de chaque État.

2. De la stabilisation et relance de l’économie

Le gouvernement reconnait la dégradation de la situation économique, consécutive à la conjonction de plusieurs chocs internes qu’externes et envisage des réformes et actions dans les domaines suivants :

Trois domaines seront concernés par les réformes, dont:

  • la mobilisation des ressources internes et externes ;
  • La relance de la production intérieure ;
  • L’amélioration  du climat des affaires ;

Les actions pour la mobilisation des ressources:

  • L’accélération de l’adoption du code minier révisé ;
  • L’harmonisation de la nomenclature des impôts et taxes à l’initiative du gouvernement central et des provinces ainsi que des entités territoriales décentralisées ;
  • L’adoption du décret sur le marché des titres et bon du Trésor ;
  • L’assouplissement des conditions de concessionnalité  des finances des projets des infrastructures et des PME ;
  • L’ouverture par la banque centrale du Congo le comptoir d’achat des matières précieuses dans les provinces productrices et l’installation des unités de raffinage ces matières.

3. De l’amélioration des conditions de vie de la population

Les difficultés et souffrances quotidiennes des populations congolaises sont bien connues et jugées inacceptables par le gouvernement. Cela étant, voici quelques actions à entreprendre :

  • Le soutien à l’autonomisation financière des femmes et jeunes filles dans toutes les provinces avec le concours financier de la banque africaine de développement par l’octroi d’un Kit de 300 USD et d’un petit équipement pour encourager l’entreprenariat féminin ;
  • L’encadrement des femmes et jeunes filles bénéficiaire de l’expérience-pilote pour un effectif de 8000 à Kinshasa 500 à Mbuji-Mayi ainsi que 500 à Kananga ;
  • La mise en œuvre des travaux à haute intensité de main-d’œuvre ;
  • L’extension du programme « jeunes diplômés » en cours d’expérimentation dans l’administration publique aux entreprises du portefeuille de l’Etat ;
  • La poursuite du processus de rajeunissement de l’administration publique ;
  • La mise en place des incubateurs des PME et PMI en vue de relancer la classe moyenne ;
  • L’application de la préférence nationale, en faveur des entreprises qui recrutent les jeunes Congolais, dans l’attribution des marchés publics conformément à la loi en vigueur ;
  • Le renforcement du capital humain par l’amélioration de la qualité de l’éducation et des prestations de services de santé pour tous ;
  • Le renforcement des capacités des professionnels de la santé en vue de leur permettre d’offrir aux populations des services et des soirées santé de qualité ;
  • La réhabilitation et équipement des infrastructures sanitaires, les hôpitaux et les centres de santé de référence dans les chefs-lieux et les provinces ;
  • La disponibilité à Sion des médicaments et produits de santé les qualités, prioritaires et viraux vitaux ;
  • L’amélioration de la gouvernance des structures de santé de l’État ;
  • La mobilisation des ressources budgétaires nécessaires pour la lutte contre les maladies endémiques notamment le paludisme, le VIH/sida, la tuberculose, la fièvre jaune, la rougeole et le choléra ;
  • L’amélioration de l’assainissement de l’environnement dans les villes ;
  • L’amélioration de la desserte en eau potable pour la population.

4. De la restauration de la sécurité des personnes et de leurs biens

Au regard des conflits ethniques dans certaines provinces du pays et l’activisme des groupes armés qui mettent en danger l’ordre publique, la paix et la stabilité du pays ainsi que la poursuite du processus électoral, le gouvernement prévoit la mise en œuvre des actions ci-après :

  • Renforcement et amélioration de la mise en condition des FARDC, de la  Police nationale ainsi que celles des services de sécurité ;
  • Poursuite de l’arrêt structuration, la réorganisation et l’équipement de l’armée nationale ;
  • Poursuite des opérations militaires à l’Est du pays ;
  • Amélioration des conditions de vie des militaires ;
  • Poursuite des réformes de la police nationale dans le cadre de la loi de programmation ;
  • Sécurisation du processus électoral avant, pendant et après les opérations, en collaboration avec la  CENI et la MONUSCO ;
  • Amélioration des conditions sociales des policiers, du personnel et des agents des services de sécurité.

C’est le parlement, seule autorité budgétaire, qui retiendra, avec l’éclairage et la collaboration du gouvernement, les actions prioritaires auxquelles seront affectées les ressources financières de l’Etat dans le cadre de la loi de finances de l’exercice 2017, précise ce document.

Jean-Marie Mulume

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