L’organisation Human Rights Watch accuse les forces de sécurité congolaises d’avoir fait un usage excessif de la force lors de la manifestation du 12 juin 2026 à Kinshasa contre un projet de loi jugé susceptible de prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi.
Dans un rapport publié ce jeudi 9 juillet, l’organisation affirme que la police a dispersé les manifestants à l’aide de gaz lacrymogènes et de matraques. Elle soutient également que les forces de l’ordre n’ont pas empêché des attaques attribuées à des membres de la Force du Progrès, un groupe présenté comme proche de l’UDPS, le parti présidentiel.
Selon Human Rights Watch, des vidéos vérifiées montrent des affrontements, des actes de vandalisme visant des sièges de partis d’opposition ainsi que des attaques contre le siège de l’ECiDé, où plusieurs manifestants avaient trouvé refuge.
L’organisation indique avoir documenté les blessures de plus d’une dizaine de personnes, parmi lesquelles des figures de l’opposition, ainsi que l’arrestation de dizaines de manifestants.
Elle affirme en outre que certains membres de la Force du Progrès lui ont déclaré avoir été mobilisés par des responsables de l’UDPS pour empêcher la tenue de la manifestation, une accusation que le parti rejette.
De leur côté, les autorités congolaises annoncent l’ouverture d’une enquête sur les violences survenues lors de cette journée.
L’UDPS soutient, pour sa part, que les auteurs des attaques se sont fait passer pour des membres de la Force du Progrès.
Human Rights Watch appelle enfin à la mise en place d’une enquête indépendante, impartiale et transparente afin d’établir les responsabilités et de traduire en justice les auteurs des violences.
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