RDC: l’incendie d’un siège du PPRD constitue une menace contre la démocratie

Au lendemain de l’incendie de son siège situé sur le boulevard Sendwe, dans la commune de Kalamu à Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) condamne avec fermeté cet acte perpertré en marge d’une marche organisée par l’UDPS, parti du chef de l’État Félix Tshisekedi, et ses alliés de l’Union sacrée de la nation.

Cette mobilisation visait notamment à soutenir les sanctions américaines prises contre l’ancien président Joseph Kabila, accusé de liens avec les rebelles de l’AFC/M23.

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Réagissant ce mardi sur Radio Okapi, le secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere, a critiqué ce qu’il qualifie de « dérives du pouvoir en place ». Il accuse notamment les États-Unis de fermer les yeux sur les violences visant l’opposition, estimant que ces actes se déroulent dans un contexte de soutien international au régime en place.

« Nous condamnons avec la plus grande énergie les actes de vandalisme qui ont visé notre siège. Les images parlent d’elles-mêmes, » a-t-il déclaré, dénonçant également un climat politique qu’il juge déséquilibré.

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De son côté, la coalition d’opposition Lamuka s’insurge contre ce qu’elle considère comme « une gestion inéquitable des manifestations publiques ».

Son porte-parole, Prince Epenge, affirme que les activités de l’opposition et des mouvements citoyens sont régulièrement interdites ou réprimées, contrairement aux manifestations de l’Union sacrée, qui bénéficieraient d’un encadrement des forces de l’ordre.

Une menace contre la démocratie

Pour le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise, Jean-Claude Katende, de tels agissements constituent une menace pour la démocratie en République démocratique du Congo.

Dans le même sens, il condamne fermement sur son compte X, cet acte de vandalisme et alerte sur « une dérive inquiétante» vers la violence comme mode d’expression politique.

Il estime que l’incendie d’un siège de parti politique, quels qu’en soient les auteurs ou les motivations, « traduit une dérive dangereuse ».

« Brûler le siège d’un parti, c’est attaquer le pluralisme, intimider les acteurs politiques et porter atteinte à l’ordre démocratique, », a-t-il soutenu, rappelant que la démocratie doit se construire par le débat contradictoire et non par la destruction, et qu’elle repose sur le respect des institutions et des libertés publiques.

Face à la gravité des faits, la Nouvelle société civile congolaise exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs, les commanditaires et leurs complices. Elle appelle les autorités judiciaires à agir avec impartialité, sans considération d’appartenance politique.

La structure met également en garde contre toute banalisation de la violence, qui pourrait installer durablement un climat de tension et de chaos politique dans le pays.

Enfin, la Nouvelle société civile congolaise invite l’ensemble des acteurs politiques à privilégier les voies pacifiques et démocratiques pour exprimer leurs divergences, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions.

Selon des témoins, ce bureau, inactif depuis un certain temps, aurait été incendié par des manifestants en marge de la marche organisée lundi par l’UDPS, parti au pouvoir.

Rédaction

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