À l’occasion de la Journée internationale des Rangers, célébrée chaque 31 juillet, l’ONG Alerte congolaise pour l’environnement et les droits de l’homme (ACEDH) appelle à une meilleure protection des éco-gardes en République démocratique du Congo. Elle estime que ces agents, engagés dans la protection de la biodiversité, restent exposés à de nombreuses menaces dans l’exercice de leur mission.
Dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les activités de commémoration prévues dans le cadre de cette journée n’ont pas été organisées cette année en raison du contexte sécuritaire.
Pour Me Olivier Ndoole Bahemuke, secrétaire exécutif et coordonnateur de l’ACEDH, cette journée ne doit pas seulement être un moment d’hommage aux femmes et aux hommes qui protègent les aires protégées. Elle doit également interpeller sur la nécessité de garantir leurs droits et leur sécurité.
« La RDC compte un effectif important de rangers. Nous demandons leur protection par le gouvernement et ses partenaires, car certains gardes-parcs vivent actuellement sous la menace des braconniers et d’autres acteurs, » souligne-t-il.
Selon lui, les parcs nationaux de Kahuzi-Biega, des Virunga et de Garamba restent particulièrement affectés par l’insécurité. Une situation qui, prévient-il, pourrait davantage fragiliser les efforts de conservation si des mesures appropriées ne sont pas prises.
L’ACEDH appelle ainsi au renforcement des mécanismes de protection des éco-gardes et à la poursuite des auteurs d’attaques contre ces agents engagés dans la défense de la biodiversité.
D’après les données de l’UNESCO, la République démocratique du Congo a perdu plus de 200 éco-gardes en service, dont plusieurs dans les parcs nationaux des Virunga et de Kahuzi-Biega.
David Aluta (stagiaire)


